IRN TranSocGen : Transnational transdisciplinary Network on Society and Genetics

IRN Transnational transdisciplinary Network on Society and Genetics (TranSocGen) entre l’UMR8211 CERMES 3 Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société et la Fondation FIOCRUZ ( Rio de Janeiro)

Partenaires français du projet

Nom du coordinateur : Luc Berlivet

Laboratoire de rattachement du coordinateur : UMR8211 CERMES 3 Centre de recherche médecine, sciences, santé, santé mentale, société

Institut CNRS : Institut des Sciences Biologiques (INSB)

Partenaire(s) étranger(s)

Pays concerné(s) : Brésil, Argentine, Mexique, États-Unis, Singapour, Royaume-Uni

Nom du coordinateur : Robert Wegner

Organisme et laboratoire de rattachement du coordinateur : Fondation Fiocruz

Autres organismes et laboratoires : Universidade de São Paulo, Universidade Federal de Minas Gerais, le Grupo de Estudios de la Ciencia y la Tecnología Departamento de Biología Evolutiva, Facultad de Ciencias-UNAM ( Mexico), Institute of Science and Technology for Humanity (NIHST)-NTU ( Singapour), le Department of Global Health & Social Medicine ; Biotechnology and Research Cluster-King’s College London ( Royaume-Uni) et l’Institute for Society and genomics-UCLA ( États-Unis)

Programme scientifique :

L’IRN Transnational transdisciplinary Network on Society and Genetics (TranSocGen) vise à développer un réseau pluridisciplinaire en SHS sur les enjeux épistémologiques et sociaux de la génétique/génomique, articulant systématiquement perspective historique, épistémologique, éthique, sociologique et anthropologique autour de 4 grands axes :

  1. Théories et modèles de l’évolution;
  2. Politique et identités;
  3. Régulations éthiques et sociales;
  4. Infrastructures techniques, politiques et économiques).
    Il mobilise trois centres pivots en France (CERMES-3, SPHERE, IHPST) et des partenaires institutionnels reconnus dans le champ ‘SHS et génétique’ aux Etats-Unis (UCLA et NHGRI), au Mexique (UNAM), au Brésil (Fiocruz), en Angleterre (King’s College London), en Israël (Tel Aviv University) et en Asie du Sud-Est (Nanyang Technical University, Singapour) ainsi que des partenaires individuels (Japon, Taïwan, Italie). Ses objectifs sont pluriels :
  • Créer des conditions d’échanges durables entre chercheurs issus de disciplines et de pays différents afin de construire une expertise commune autour des enjeux épistémologiques et sociaux de la génomique.
  • Développer un ensemble d’activités régulières (séminaires annuels + environ 2 congrès/organisation commune de sessions dans des colloques internationaux chaque année) et construire des recherches communes donnant lieu à des publications collectives (2 ouvrages et des numéros spéciaux).
  • Mobiliser cette expertise commune pour développer un dialogue critique et constructif avec les praticiens de la génomique (en particulier dans le cadre du plan France génomique 2025)
  • Etablir, grâce à ces collaborations croisées et à la multiplication de séjours de recherches et d’enseignements, une communauté de recherche transnationale sur des thématiques émergentes et rechercher des financements qui permettront de la pérenniser (CAPES/COFECUB, accords transversaux UCLA/Mexique/CNRS, financements Wellcome ou ERC)

La complémentarité des équipes réunies dans ce projet est à la fois :

  • Géographique – le réseau réuni, de manière inédite, une série des partenaires basés dans des pays occupant des positions extrêmement différentes, mais également cruciales (à un titre ou à un autre) dans la recherche et les débats publics sur la génétique et la génomique. L’existence de ce réseau permettra de confronter des approches de la génétique des populations et de la génétique médicale extrêmement différentes selon le niveau de développement économique et l’organisation des systèmes de santé. Et de comparer la manière dont des thèmes transversaux (l’existence supposée de différences génétiques – « raciales » — au sein des populations humaines, les avantages et inconvénients de la généralisation du dépistage prénatal des affections génétique, etc.) sont abordés dans des contextes aussi différents que l’Asie du Sud-Est, le Brésil, les Etats-Unis et le Mexique, ou encore Israël. Une attention toute particulière a été portée à l’inclusion de partenaires asiatiques (outre l’équipe singapourienne, le réseau bénéficiera également de la collaboration individuelle de collègues taiwanais et japonais) et Latino-Américain (autre site important de recherche et débats en/sur la génétique humaine encore trop méconnu en France).
  • Thématique – les différentes équipes mobilisées apportent toute une compétence particulière. Ainsi, les collègues brésiliens de la Fiocruz connaissent-ils particulièrement bien les enjeux relatifs à la génétique médicale (en particulier en ce qui concerne son usage en soins primaires) et les travaux sur les « admixture studies » (mélanges de population). Les mexicains de la UNAM maitrisent particulièrement bien les problématiques liées aux conséquences génétiques du « métissage racial », dans un contexte de subalternité scientifique et culturelle différent du cas brésilien. L’équipe basée à Singapour comprend de très bons connaisseurs de la bio-informatique et des logiques technologiques propres aux plateformes de séquençage génétique. Israël est un haut lieu de la génomique mondiale où l’articulation entre génétique des populations et génétique médicale est également très poussée – aspect que nos correspondants sur place connaissent parfaitement. Enfin, la collaboration avec King’s College London, UCLA et le National Human Genome Research Institute nous permettront d’accéder aux principaux sites de production de connaissance en génétique et génomique à travers le monde.
  • Disciplinaire – les centres recherches invités à participer au projet se différencient également quant à leur type d’approche scientifique. Les 3 partenaires français impliqués privilégient chacun un type particulier d’étude des recherches biologiques et de leurs conséquences. De même, nos collègues étrangers développent une grande variété de points de vue : sociologique (Singapour), épistémologique et STS (UNAM), historique (Tel Aviv), philosophique et éthique (KCL), ou résolument interdisciplinaire (UCLA & Fiocruz).

Rappel du contexte de la coopération et des relations existantes :

Le projet d’IRN est né du souci des coordinateurs du projet de mieux faire potentialiser une série de collaborations le plus souvent bilatérales, en les institutionnalisant dans un partenariat étendu à quelques nouvelles équipes (essentiellement, le groupe de la NTU, à Singapour) et chercheurs (cas des collègues taiwanais et japonais. L’objectif principal de ce projet est de développer des synergies au sein des sciences sociales de la génétique et de la génomique, au plan international, en organisant des échanges sur des thèmes spécifiques entre des collègues français et étrangers dont nous savons à quel point leurs recherches sont complémentaires, mais qui le plus souvent ne se connaissent pas.
Avantages attendus de la collaboration pour le/les laboratoire(s) français
[Bien préciser la valeur ajoutée de cette collaboration pour la partie française]

Les chercheurs et chercheuses des laboratoires français impliqués dans ce projet seront au cœur d’un réseau favorisant la circulation internationale des concepts, outils intellectuels et informations empiriques sur les avancées en génétique et génomique, ainsi que sur les débats sociétaux qu’elles suscitent. L’appartenance à l’IRN facilitera également leur accès à des terrains d’investigation primordiaux pour la recherche en sciences sociales. Le réseau fonctionnera comme un incubateur permettant une socialisation des chercheurs/euses rattaché.e.s à nos 3 UMR à des thèmes de recherche encore peu ou pas étudiés en France (admixture studies, bio-géno-informatique…).

Apports dans le projet du/des laboratoire(s) français :

L’apport de l’équipe française à l’origine du projet est triple :

  • elle est seule en mesure de mobiliser un réseau de contacts internationaux aussi ramifié et étendu ;
  • elle a développé une problématique d’ensemble permettant de tirer des fils entre des domaines trop souvent étudiés de manière isolée (l’un des apports du projet est ainsi de « désenclaver » la génétique humaine en confrontant les stratégies de recherches et les agencements techniques mobilisés dans ce domaine aux développements en cours en génétique animale et végétale) ;
  • elle se distingue pas sa capacité à développer des recherche transdisciplinaires, en jetant des ponts entre des domaines et des traditions de recherche sensiblement différentes, que ce soit pour des raisons sociales, géographiques, historiques ou épistémologiques.

Apports dans le projet du/des laboratoire(s) étrangers :

Le choix des différents laboratoires étrangers invités à participer à cet IRN s’est fait sur la base de leurs compétences spécifiques concernant certains thèmes cruciaux (liées, notamment à leur appartenance à des aires culturelles particulières), ainsi qu’une série d’outils et de techniques de recherche (la modélisation ou l’organisation des plateformes de séquençage par exemple).
Il s’agit de centres d’excellence incontestables dans les disciplines concernées, permettant une valorisation des recherches à l’international.
Ils permettront aux chercheurs et chercheuses affiliés à l’IRN d’accéder à des terrains primordiaux à différents titres : Brésil, Mexique, Etats-Unis, Israël, Singapour…

    Participants

    • Luc Berlivet, Coordinator France
    • Robert Wegner, Coordinator Brazil