[:fr]L’observatoire Pierre Auger fête ses 20 ans[:pt]O Observatório Pierre Auger celebra seu 20º aniversário[:es]El Observatorio Pierre Auger celebra su 20º aniversario[:]

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Image composite de Centaurus A, une des galaxies à noyau actif les plus proches de nous avec un trou noir central et des jets de plasma susceptibles d’accélérer des rayons cosmiques. X-ray: NASA/CXC/CfA/R.Kraft et al.; Submillimeter: MPIfR/ESO/APEX/A.Weiss et al.; Optical: ESO/WFI

Les scientifiques de l’Observatoire Pierre Auger,  le plus grand détecteur de rayons cosmiques au monde, célébreront les vingt ans de l’Observatoire à Malargüe, province de Mendoza, en Argentine, du 14 au 16 novembre 2019. Les célébrations débuteront par un symposium qui comprendra des présentations sur les origines du projet (le CNRS est l’un des fondateurs) et présentera les domaines de recherche couverts par l’Observatoire. Le 16 novembre aura lieu une cérémonie mettant en valeur le rôle de l’Observatoire Pierre Auger et réunissant des personnalités nationales et internationales, ayant soutenu le projet.

L’Observatoire Pierre Auger couvre une superficie de 3000 km2 dans la pampa argentine, par 35º de latitude sud et 65º de longitude ouest, au pied de la cordillère des Andes, à proximité de la ville de Malargüe. Il est conçu pour étudier les rayons cosmiques aux plus hautes énergies. Ce sont les particules les plus puissantes de l’Univers : leur énergie dépasse les 1020 (des centaines de milliards de milliards) électronvolts (eV). En comparaison, les particules étudiées dans les plus grands accélérateurs, y compris celles accélérées par le LHC au CERN à Genève, sont dix millions de fois moins énergétiques. D’où viennent-elles ? Quelle est leur nature ? Comment atteignent-elles des énergies aussi extrêmes ? L’objectif de l’Observatoire Pierre Auger est d’apporter des réponses à ces questions.

L’étude des rayons cosmiques d’ultra haute énergie est difficile car il faut faire face à des défis expérimentaux. En effet, à ces énergies, leur flux est trop faible pour permettre leur détection directe au dessus de l’atmosphère. Ces particules cosmiques sont donc observées en analysant les cascades de milliards de particules secondaires qu’elles génèrent dans l’atmosphère et que l’on nomme « grandes gerbes atmosphériques ». Leur flux ne dépassant pas 1/km2 /an au-delà de 1019 eV, il est nécessaire de couvrir des surfaces de détection gigantesques pour collecter un grand nombre d’événements.

Représentation  artistique  d’une  cascade  de  particules générée par un rayons cosmique d’ultra haute énergie. Credit: ASPERA/Novapix/L.Bret

L’Observatoire Pierre Auger, ainsi nommé en l’honneur du physicien français ayant étudié les grandes gerbes atmosphériques dès 1938, est exploité par la collaboration éponyme, rassemblant plus de 400 scientifiques de 17 pays. Sa construction a débuté en 2000. La plaine des hauts plateaux de la Pampa Amarilla autour de Malargüe est un emplacement idéal, bénéficiant d’une atmosphère claire;  l’altitude d’environ 1400 m permet de détecter les gerbes avant leur extinction. Outre sa taille exceptionnelle, l’Observatoire allie deux techniques complémentaires de détection des grandes gerbes atmosphériques.

  • un réseau de 1660 détecteurs de particules, des cuves à effet Cherenkov contenant chacune 12 tonnes d’eau, afin d’échantillonner le profil latéral des gerbes, c’est-à-dire le nombre de particules traversant une surface donnée à une certaine distance du coeur de la gerbe,
  • 27 télescopes à fluorescence entourant le réseau, détectant la faible lumière ultraviolette émise par les molécules d’azote de l’atmosphère lors du passage des gerbes, afin d’échantillonner leur profil longitudinal, c’est-à-dire le nombre de particules en fonction de l’altitude.

Un  des  bâtiments  abritant  6  télescopes  à fluorescence. ©  CNRS  Photothèque  /  Céline  ANAYA- GAUTIER

L’utilisation conjointe de ces deux ensembles de détection a permis à l’Observatoire Pierre Auger de franchir un saut autant qualitatif que quantitatif qui le place à la pointe des recherches dans ce domaine d’étude.  Après une quinzaine d’année de fonctionnement, les analyses bénéficient d’une statistique importante et d’une connaissance de plus en plus précise des mesures réalisées. Cela permet d’obtenir, aujourd’hui, des résultats remarquables et des avancées scientifiques dans la compréhension des phénomènes de haute énergie liés aux processus les plus violents de l’univers.

La mesure du spectre des rayons cosmiques réalisée par l’Observatoire Pierre Auger couvre une grande gamme d’énergie, allant de 3 1016 à plus de 1020 eV. Plusieurs particularités ont été décelées comme par exemple la suppression brutale du flux pour une énergie supérieure à  5 1019 eV. Des limites sur les flux de photons et de neutrinos d’ultra haute énergie ont permis d’éliminer la plupart des modèles pour lesquels les rayons les plus énergétiques sont les produits de décroissance de (hypothétiques) particules très massives. L’étude de la répartition des directions d’arrivée des rayons cosmiques a fourni la preuve que les plus énergétiques viennent d’au-delà de notre galaxie, et les nombreux résultats récents sont porteurs d’espoir quant à la possibilité de mieux comprendre l’origine de ces particules cosmiques d’énergie incroyablement élevée. Pourtant, leurs sources n’ont jusqu’alors pas été identifiées de façon formelle.

Un détecteur de particules à effet Cherenkov (cuve à eau de 3,6m de diamètre) © CNRS Photothèque / Céline ANAYA-GAUTIER

Le projet AugerPrime, conçu pour améliorer les performances de l’Observatoire, permettra d’apporter les éléments de réponses indispensables pour élucider cette question. L’élément clé est l’ajout de détecteurs à scintillation sur chaque cuve à eau. Pour traiter les informations délivrées par ces deux types de détecteurs, une nouvelle électronique d’acquisition et de contrôle est développée par  la collaboration Pierre Auger et les labos impliqués (à l’exception des cartes, construites dans une société privée). Les nouveaux détecteurs sont en cours d’installation sur le site de l’Observatoire,  plusieurs sont déjà en fonctionnement.

Télescope de fluorescence, avec son miroir d’une surface de 13 m2 et sa caméra de 440 pixels constitués de photomultiplicateurs © CNRS Photothèque / Céline ANAYA- GAUTIER

Initialement, des laboratoires CNRS de l’IN2P3 et de l’INSU étaient impliqués dans le projet mais, depuis une quinzaine d’années, seuls des laboratoires de l’IN2P3 sont associés : le groupe du LPNHE a été particulièrement actif dès la phase de création du projet. La France a clairement joué un rôle majeur dans la conception et dans la construction de cet observatoire hors normes via le PCC Collège de France (devenu l’APC par la suite) et le LTFB (lNSU) lors du démarrage du projet puis avec le LAL et l’IPNO en 2000.

Les laboratoires français ont notamment réalisé l’essentiel de l’électronique des détecteurs Cherenkov, ainsi que les algorithmes et programmes informatiques essentiels au fonctionnement de l’Observatoire. Le CC-IN2P3 est devenu dès le début du projet le lieu de stockage officiel des données d’Auger ainsi que la première plateforme de simulation. Les laboratoires du LPSC et Subatech ont rejoint respectivement  la collaboration en 2006 et 2007 et ont pris en charge des responsabilités importantes dans le contrôle et le suivi du fonctionnement de l’ensemble de l’Observatoire, et la construction du premier réseau de radio-détection sur le site. Actuellement, trois laboratoires de l’IN2P3 sont membres de la collaboration Pierre Auger : le LPNHE, l’IPNO, le LPSC.  Ces deux derniers participent activement à la réalisation du projet AugerPrime, tant pour la construction des détecteurs à scintillation  que pour le développement de la nouvelle électronique.

Les chercheurs de l’IN2P3 se sont toujours fortement impliqués dans l’analyse des données et leur interprétation et ont joué un rôle très important dans l’obtention de résultats de grande qualité. Les objectifs de physique des chercheurs français sont centrés sur ceux qui ont motivé leur activité de recherche depuis les 15 dernières années. Ils poursuivent leurs études de la distribution des directions d’arrivée des rayons cosmiques, et celles concernant leur spectre en énergie, sur toute la gamme d’énergie accessible, et exploiteront de façon optimale les informations rendues disponibles par l’adjonction des nouveaux détecteurs.

 

LHC : Large Hadron Collider

CERN : Laboratoire européen pour la physique des particules

LPNHE : Laboratoire de Physique Nucléaire et de Hautes Energies

APC : Laboratoire Astroparticule & Cosmologie

LAL : Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire

IPNO : Institut de Physique Nucléaire d’Orsay

CC-IN2P3 : Centre de Calcul de l’IN2P3

LPSC : Laboratoire de Physique Subatomique & Cosmologie

Subatech : Laboratoire de Physique Subatomique et des technologies associées

LTFB : Laboratoire Temps Fréquence de Besançon

 

http://www.auger.org/

https://www.auger.org/index.php/science/journal-articles

https://www.auger.org/index.php/observatory/20th-anniversary

 

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Imagem composta de Centauro A, uma das galáxias de núcleo ativo mais próximas de nós com um buraco negro central e jatos de plasma que podem acelerar os raios cósmicos. X-ray: NASA/CXC/CfA/R.Kraft et al.; Submillimeter: MPIfR/ESO/APEX/A.Weiss et al.; Optical: ESO/WFI

Os científicos do Observatório Pierre Auger, o maior detector de raios cósmicos do mundo, comemorarão o 20º aniversário do Observatório em Malargüe, província de Mendoza, Argentina, de 14 a 16 de novembro de 2019. As celebrações começarão com um simpósio que incluirá apresentações sobre as origens do projeto (o CNRS é um dos fundadores) e apresentará as áreas de pesquisa cobertas pelo Observatório. No dia 16 de novembro, será realizada uma cerimônia para destacar o papel do Observatório Pierre Auger e reunir personalidades nacionais e internacionais que apoiaram o projeto.

O Observatório Pierre Auger abrange uma área de 3000 km2 nos pampas argentinos, a 35º latitude sul e 65º longitude oeste, ao pé da Cordilheira dos Andes, perto da cidade de Malargüe. Ele é projetado para estudar raios cósmicos nas mais altas energias. São as partículas mais poderosas do Universo: sua energia excede 1020 (centenas de bilhões de bilhões) volts de elétron (eV). Em comparação, as partículas estudadas nos maiores aceleradores, incluindo as aceleradas pelo LHC no CERN em Genebra, são dez milhões de vezes menos energéticas. De onde é que eles vieram? Qual é a sua natureza? Como é que eles alcançam essas energias extremas? O objectivo do Observatório Pierre Auger é dar resposta a estas questões.

O estudo dos raios cósmicos de energia ultra-alta é difícil porque envolve desafios experimentais. Com efeito, a estas energias, o seu fluxo é demasiado baixo para permitir a sua detecção directa acima da atmosfera. Estas partículas cósmicas são portanto observadas analisando as cascatas de bilhões de partículas secundárias que elas geram na atmosfera, conhecidas como “grandes pulverizações atmosféricas”. Seu fluxo não excede 1/km2 /ano além de 1019 eV, é necessário cobrir superfícies de detecção gigantescas para coletar um grande número de eventos.

Representação artística de uma cascata de partículas geradas por um raio cósmico de energia ultra-alta. Credit: ASPERA/Novapix/L.Bret

O Observatório Pierre Auger, nomeado em homenagem ao físico francês que estudou as grandes pulverizações atmosféricas desde 1938, é operado pela colaboração homônima, reunindo mais de 400 cientistas de 17 países. Sua construção começou em 2000. A planície dos planaltos altos da Pampa Amarilla ao redor de Malargüe é uma localização ideal, desfrutando de uma atmosfera clara; a altitude de cerca de 1400 m permite detectar roldanas antes de sua extinção. Além do seu tamanho excepcional, o Observatório combina duas técnicas complementares para a detecção de grandes pulverizações atmosféricas.

  • uma rede de 1660 detectores de partículas, tanques de efeito Cherenkov, cada um com 12 toneladas de água, para recolher amostras do perfil lateral da pulverização, ou seja, o número de partículas que passam por uma determinada superfície a uma certa distância do núcleo da pulverização,
  • 27 telescópios de fluorescência em torno da rede, detectando a baixa luz ultravioleta emitida pelas moléculas de azoto na atmosfera à medida que passam através das roldanas, a fim de amostrar o seu perfil longitudinal, ou seja, o número de partículas em função da altitude.

Um dos edifícios alberga 6 telescópios de fluorescência. ©  CNRS  Photothèque  /  Céline  ANAYA- GAUTIER

A utilização combinada destes dois sistemas de detecção permitiu ao Observatório Pierre Auger dar um salto qualitativo e quantitativo, colocando-o na vanguarda da investigação neste domínio de estudo.  Após cerca de quinze anos de funcionamento, as análises beneficiam de estatísticas importantes e de um conhecimento cada vez mais preciso das medições efectuadas. Isto permite obter, hoje, resultados notáveis e avanços científicos na compreensão dos fenómenos de alta energia relacionados com os processos mais violentos do Universo.

A medição do espectro de raios cósmicos realizada pelo Observatório Pierre Auger abrange uma vasta gama de energias, desde 3 1016 a mais de 1020 eV. Várias características foram detectadas, como a súbita supressão do fluxo para uma energia superior a 5 1019 eV. Os limites dos fluxos de fotões e neutrinos de energia ultra-alta eliminaram a maioria dos modelos onde os raios mais energéticos são os produtos da diminuição (hipotética) de partículas muito maciças. O estudo da distribuição das direções de chegada dos raios cósmicos forneceu evidências de que os mais energéticos vêm de além da nossa galáxia, e os muitos resultados recentes oferecem esperança para uma melhor compreensão da origem dessas partículas cósmicas de energia incrivelmente alta. No entanto, as suas fontes ainda não foram formalmente identificadas.

Um detector de partículas Cherenkov (tanque de água com 3,6 m de diâmetro) © CNRS Photothèque / Céline ANAYA-GAUTIER

O projeto AugerPrime, concebido para melhorar o desempenho do Observatório, dará as respostas necessárias a esta questão. O elemento chave é a adição de detectores de cintilação em cada tanque de água. Para processar a informação fornecida por estes dois tipos de detectores, uma nova electrónica de aquisição e controlo está a ser desenvolvida pela colaboração Pierre Auger e pelos laboratórios envolvidos (com excepção dos cartões, construídos numa empresa privada). Os novos detectores estão sendo instalados no local do Observatório, vários já estão em operação.

Telescópio de fluorescência, com seu espelho de 13 m2 e câmera de 440 pixels composta por fotomultiplicadores © CNRS Photothèque / Céline ANAYA- GAUTIER

Inicialmente, os laboratórios do CNRS do IN2P3 e do INSU estiveram envolvidos no projecto mas, nos últimos quinze anos, apenas os laboratórios do IN2P3 estiveram envolvidos: o grupo LPNHE tem estado particularmente activo desde a fase de criação do projecto. A França desempenhou claramente um papel importante na concepção e construção deste observatório atípico através do PCC Collège de France (mais tarde rebaptizado de APC) e do LTFB (lNSU) no início do projecto e depois com a LAL e o IPNO em 2000.

Em particular, os laboratórios franceses realizaram a maior parte da electrónica para os detectores de Cherenkov, bem como os algoritmos e programas informáticos essenciais ao funcionamento do Observatório. Desde o início do projeto, o CC-IN2P3 tornou-se o local de armazenamento oficial dos dados da Auger e a primeira plataforma de simulação. Os laboratórios LPSC e Subatech aderiram à colaboração em 2006 e 2007, respectivamente, e assumiram importantes responsabilidades no controlo e monitorização do funcionamento de todo o Observatório e na construção da primeira rede de detecção de radiações no local. Atualmente, três laboratórios IN2P3 são membros da colaboração Pierre Auger: LPNHE, IPNO, LPSC.  Os dois últimos estão activamente envolvidos no projecto AugerPrime, tanto na construção de detectores de cintilação como no desenvolvimento de novos equipamentos electrónicos.

Os investigadores do IN2P3 sempre estiveram fortemente envolvidos na análise e interpretação dos dados e desempenharam um papel muito importante na obtenção de resultados de elevada qualidade. Os objectivos físicos dos investigadores franceses concentram-se naqueles que motivaram a sua actividade de investigação ao longo dos últimos 15 anos. Prosseguem os seus estudos sobre a distribuição das direcções de chegada dos raios cósmicos e sobre o seu espectro energético por toda a gama de energias acessíveis e optimizarão a utilização da informação disponibilizada pela adição dos novos detectores.

LHC : Large Hadron Collider

CERN : Laboratório Europeu de Física de Partículas

LPNHE : Laboratório de Física Nuclear e Alta Energia

APC : Laboratório Astro partículas & Cosmologia

LAL : Laboratório de Acelerador Linear

IPNO : Instituto Orsay de Física Nuclear

CC-IN2P3 : Centro de computação do IN2P3

LPSC : Laboratoire de Physique Subatomique & Cosmologie

Subatech : Laboratório de Física Subatómica e tecnologias afins

LTFB : Laboratório de Frequência e Frequência de Besançon

 

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Imagen compuesta de Centauro A, una de las galaxias núcleo activo más cercanas a nosotros con un agujero negro central y chorros de plasma que pueden acelerar los rayos cósmicos. X-ray: NASA/CXC/CfA/R.Kraft et al.; Submillimeter: MPIfR/ESO/APEX/A.Weiss et al.; Optical: ESO/WFI

Los científicos del Observatorio Pierre Auger, el detector de rayos cósmicos más grande del mundo, celebrarán el 20º aniversario del Observatorio en Malargüe, provincia de Mendoza, Argentina, del 14 al 16 de noviembre de 2019. Las celebraciones se iniciarán con un simposio que incluirá presentaciones sobre los orígenes del proyecto (el CNRS es uno de los fundadores) y presentará las áreas de investigación cubiertas por el Observatorio. El 16 de noviembre se celebrará una ceremonia para destacar el papel del Observatorio Pierre Auger y reunir a las personalidades nacionales e internacionales que han apoyado el proyecto.

El Observatorio Pierre Auger cubre un área de 3000 km2 en la pampa argentina, a 35º de latitud sur y 65º de longitud oeste, al pie de la cordillera de los Andes, cerca de la ciudad de Malargüe. Está diseñado para estudiar los rayos cósmicos con las energías más elevadas. Son las partículas más poderosas del Universo: su energía excede los 1020 (cientos de miles de millones de miles de millones) de electrones voltios (eV). En comparación, las partículas estudiadas en los mayores aceleradores, incluidas las aceleradas por el LHC en el CERN de Ginebra, son diez millones de veces menos energéticas. ¿De dónde salieron? ¿Cuál es su naturaleza? ¿Cómo llegan a estas energías tan extremas? El objetivo del Observatorio Pierre Auger es dar respuesta a estas preguntas.

El estudio de los rayos cósmicos de energía ultra-alta es difícil porque implica desafíos experimentales. De hecho, a estas energías, su flujo es demasiado bajo para permitir su detección directa por encima de la atmósfera. Estas partículas cósmicas se observan, por lo tanto, analizando las cascadas de miles de millones de partículas secundarias que generan en la atmósfera, conocidas como “grandes pulverizaciones atmosféricas”. Su caudal no supera 1/km2 /año más allá de 1019 eV, es necesario cubrir superficies de detección gigantescas para recoger un gran número de eventos.

Representación artística de una cascada de partículas generadas por un rayo cósmico de ultra-alta energía. Crédito: ASPERA/Novapix/L.Bret

El Observatorio Pierre Auger, que lleva el nombre del físico francés que estudió los grandes aerosoles atmosféricos desde 1938, es operado por la colaboración del mismo nombre, que reúne a más de 400 científicos de 17 países. Su construcción comenzó en el año 2000. La llanura de la Pampa Amarilla alrededor de Malargüe es un lugar ideal, disfrutando de una atmósfera clara; la altitud de unos 1400 m permite detectar las gavillas antes de su extinción. Además de su tamaño excepcional, el Observatorio combina dos técnicas complementarias para la detección de grandes pulverizaciones atmosféricas.

  • una red de 1660 detectores de partículas, tanques de efecto Cherenkov, cada uno de los cuales contiene 12 toneladas de agua, para muestrear el perfil lateral de la pulverización, es decir, el número de partículas que pasan a través de una superficie determinada a una cierta distancia del núcleo de la pulverización,
  • 27 telescopios de fluorescencia que rodean la red, detectando la luz ultravioleta baja emitida por las moléculas de nitrógeno en la atmósfera a su paso por las gavillas, para muestrear su perfil longitudinal, es decir, el número de partículas en función de la altitud.

Uno de los edificios que alberga 6 telescopios de fluorescencia. ©  CNRS  Photothèque  /  Céline  ANAYA- GAUTIER

La utilización combinada de estos dos sistemas de detección ha permitido al Observatorio Pierre Auger dar un salto cualitativo y cuantitativo que lo sitúa a la vanguardia de la investigación en este campo de estudio.  Después de unos quince años de funcionamiento, los análisis se benefician de importantes estadísticas y de un conocimiento cada vez más preciso de las mediciones realizadas. Esto hace posible obtener, hoy en día, resultados notables y avances científicos en la comprensión de los fenómenos de alta energía relacionados con los procesos más violentos del universo.

La medición del espectro de rayos cósmicos realizada por el Observatorio Pierre Auger cubre un amplio rango de energía, desde 3 1016 hasta más de 1020 eV. Se detectaron varias características, como la supresión repentina del flujo para una energía superior a 5 1019 eV. Los límites de los flujos de fotones y neutrinos de energía ultra-alta han eliminado la mayoría de los modelos en los que los rayos más energéticos son el producto de la disminución de partículas (hipotéticas) muy masivas. El estudio de la distribución de las direcciones de llegada de los rayos cósmicos ha proporcionado evidencia de que los más energéticos provienen de más allá de nuestra galaxia, y los muchos resultados recientes ofrecen esperanza para una mejor comprensión del origen de estas partículas cósmicas de energía increíblemente alta. Sin embargo, sus fuentes aún no han sido formalmente identificadas.

Un detector de partículas Cherenkov (depósito de agua de 3,6 m de diámetro)© CNRS Photothèque / Céline ANAYA-GAUTIER

El proyecto AugerPrime, diseñado para mejorar el rendimiento del Observatorio, proporcionará las respuestas necesarias a esta pregunta. El elemento clave es la adición de detectores de centelleo en cada tanque de agua. Para procesar la información suministrada por estos dos tipos de detectores, se está desarrollando una nueva electrónica de adquisición y control por parte de la colaboración de Pierre Auger y de los laboratorios implicados (a excepción de las tarjetas, construidas en una empresa privada). Los nuevos detectores se están instalando en el sitio del Observatorio, varios ya están en funcionamiento.

Telescopio de fluorescencia, con un espejo de 13 m2 y una cámara de 440 píxeles compuesta por fotomultiplicadores. © CNRS Photothèque / Céline ANAYA- GAUTIER

Inicialmente, los laboratorios del CNRS del IN2P3 y del INSU participaron en el proyecto pero, durante los últimos quince años, sólo han participado los laboratorios del IN2P3: el grupo LPNHE ha sido especialmente activo desde la fase de creación del proyecto. Francia desempeñó claramente un papel importante en el diseño y la construcción de este observatorio atípico a través del PCC Collège de France (posteriormente rebautizado como APC) y el LTFB (lNSU) al inicio del proyecto y luego con el LAL y la IPNO en 2000.

En particular, los laboratorios franceses han realizado la mayor parte de la electrónica de los detectores de Cherenkov, así como los algoritmos y programas informáticos esenciales para el funcionamiento del Observatorio. Desde el inicio del proyecto, el CC-IN2P3 se convirtió en el lugar de almacenamiento oficial de los datos de Auger y en la primera plataforma de simulación. Los laboratorios LPSC y Subatech se unieron a la colaboración en 2006 y 2007 respectivamente y asumieron importantes responsabilidades en el control y la supervisión del funcionamiento de todo el Observatorio, así como en la construcción de la primera red de detección de radiaciones in situ. Actualmente, tres laboratorios IN2P3 son miembros de la colaboración Pierre Auger: LPNHE, IPNO, LPSC.  Los dos últimos participan activamente en el proyecto AugerPrime, tanto en la construcción de detectores de centelleo como en el desarrollo de nueva electrónica.

Los investigadores del IN2P3 siempre han estado muy involucrados en el análisis y la interpretación de los datos y han desempeñado un papel muy importante en la obtención de resultados de alta calidad. Los objetivos físicos de los investigadores franceses se centran en aquellos que han motivado su actividad investigadora durante los últimos 15 años. Continúan sus estudios sobre la distribución de las direcciones de llegada de los rayos cósmicos y de su espectro de energía en todo el rango de energía accesible, y harán un uso óptimo de la información disponible gracias a la adición de los nuevos detectores.

 

LHC : Large Hadron Collider

CERN : Laboratorio Europeo de Física de Partículas

LPNHE : Laboratorio de Física Nuclear y Alta Energía

APC : Laboratorio de Astropartículas y Cosmología

LAL : Laboratorio de Aceleradores Lineales

IPNO : Instituto de Física Nuclear de Orsay

CC-IN2P3 : Centro de cálculo IN2P3

LPSC : Laboratorio de Física Subatómica y Cosmología

Subatech : Laboratorio de Física Subatómica y tecnologías relacionadas

LTFB : Laboratorio de Frecuencia y Tiempo de Besançon

 

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