[:fr]Janvier – Juin 2021 [:]

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Janvier 2021

Suite à une forte augmentation du nombre de cas, l’Argentine décrète un couvre-feu entre 23h et 6h à partir du 8 janvier. Chaque district a une certaine autonomie dans l’application des mesures mais la majorité a déjà mis en place le couvre-feu.

À ce jour, l’Argentine a le plus grand nombre de personnes vaccinées en Amérique latine.

Le pays a volontairement vacciné plus de 107 000 personnes avec le vaccin russe Sputnik V.

L’augmentation massive des cas positifs de coronavirus en Argentine a conduit le gouvernement à élaborer un guide avec des « recommandations » ou des directives générales à suivre par les différentes juridictions.

Le gouvernement argentin a prolongé la fermeture des frontières aux touristes jusqu’au 28 février 2021.

Février 2021

Le dimanche 28 février, le pays a décidé de prolonger la durée de fermeture des frontières aériennes et terrestres avec le Brésil jusqu’au 12 mars 2021. Les autorités argentines estiment nécessaire de maintenir cette suspension ainsi que la diminution de moitié des vols entre les deux pays.

L’Argentine garde l’accès de son territoire interdit aux étrangers des pays limitrophes et du Royaume-Uni. Seuls les ressortissants argentins ou résidents en Argentine sont autorisés à entrer. Cette mesure vise à se prémunir d’une trop grande aggravation de la situation, en attendant d’en savoir plus sur le nouveau variant brésilien.

Mars 2021

A Formosa, après l’annonce du 4 mars du retour à la phase 1 de l’isolement social, préventif et obligatoire (ASPO) à Formose, des manifestants se sont réunis le 5 mars au siège du gouvernement pour contester la mesure prise par Gildo Insfrán. Le rassemblement a été durement réprimé par la police.

Dès 12 heures le 4 mars, tous les certificats de circulation ont expiré et seuls les travailleurs essentiels seront autorisés à circuler sur les voies publiques. Cette annonce fait suite à plusieurs plaintes contre le gouvernement provincial pour violation des droits de l’homme dans les centres d’isolement.

Au cri de « Nous voulons travailler », des centaines de personnes se sont rassemblées au siège du gouvernement. La revendication a donné lieu à une dure confrontation avec la police, qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur les manifestants. Quelques minutes plus tard, les réseaux sociaux ont pris le relai avec force messages sur l’état de la situation dans la capitale régionale.

Au 8 mars 2021, L’Argentine compte 1 546 699 doses de vaccins administrées, avec, 1 202 997 personnes ayant reçu la première doses (soit 2,65% de la population) et 343 701 personnes ayant reçu les 2 doses du vaccin (soit 0,76% e la population).

Le gouvernement argentin a prolongé jusqu’au 9 avril les mesures de prévention et de distanciation sociale obligatoires.

Un confinement comme celui de 2020 n’est pas envisagé pour la deuxième vague de contamination qui traverse le pays, bien que la courbe des cas dépistés reparte à la hausse. La solution envisagée pour l’instant prendrait plus la forme d’un couvre-feu pour maintenir l’activité économique et d’une intensification de la campagne de vaccination.

Le gouvernement argentin a annoncé la suspension des vols en provenance du Brésil, du Chili et du Mexique à partir du 27 mars.

Avril 2021

Le 8 avril, a été décrété un couvre-feu alors que les cas de covid-19 continuent d’augmenter. La restriction s’appliquera de minuit à 6 heures du matin et les bars et les restaurants devront fermer à 23 heures. Ces mesures s’appliquent dans 85 districts du pays, dont la ville de Buenos Aires et de nombreuses zones de la province de Buenos Aires. Ce sont 25 millions de personnes concernées par ces nouvelles mesures, qui coïncident avec le jour où le pays a atteint un nouveau record d’infections en un seul jour. Les activités sociales sont également suspendues et tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans les espaces publics ouverts sont interdits. Les casinos, les salles de bingo, les discothèques ou toute salle de fête devront fermer leurs portes. Les sports de loisir ne peuvent pas non plus être pratiqués dans des espaces fermés de plus de 10 personnes.

Le 19 avril, la presse argentine indiquait qu’une nouvelle cargaison de 800 000 doses de vaccin Sputnik V était en route pour le pays dans un avion d’Aerolineas Argentinas. Avec cette arrivée, le nombre total de vaccins entrant dans le pays atteint les 8 932 600. Selon le Moniteur de Vaccination Publique, registre en ligne qui montre en temps réel l’avancée de la vaccination dans les provinces du pays, on compte au 19 avril 7.611.608 doses reçues, dont 6.334.554 inoculées : 5 534 225 personnes ont été vaccinées avec une dose et 800 329 avec deux.

Parmi les vaccins arrivés dans le pays, 4 460 000 sont des Sputnik V, 2 000 000 des Sinopharm et 1 660 000 des Astra Zeneca (arrivés d’Inde et par le biais du mécanisme Covax). Selon une analyse, il reste 469 000 adultes de plus de 70 ans à vacciner pour atteindre 85% d’immunité de ce groupe, et 1 860 000 pour atteindre 85% d’immunité chez les plus de 60 ans.

Le 20 avril, le fonds russe d’investissement direct (RDIF), qui représente le laboratoire Gamaleya et a mis au point le vaccin Sputnik V, a annoncé  que la production à grande échelle de Sputnik V en Argentine devrait commencer en juin 2021. Pour sa part, le laboratoire de Richmond, qui sera responsable de la production locale, a indiqué qu’il était en train de finaliser le développement des premiers lots de la formule en Argentine.

Le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a confirmé qu’en raison de l’effondrement du secteur privé de la santé, le gouvernement de la ville a demandé au gouvernement national 50 respirateurs. Il a également indiqué que la situation de pandémie dans la ville était très difficile, avec une accélération très rapide de la courbe des contagions. Il a également souligné, concernant le niveau d’occupation des lits dans les unités de soins intensifs du secteur privé, que  la moyenne est de 82%. Selon le ministère de la Santé de la province de Buenos Aires, depuis le mois de mars 2021 qui correspond à la rentrée scolaire, le nombre d’infections a augmenté de 184%. Depuis la rentrée scolaire, le nombre d’enfants et d’adolescents infectés dans la ville de Buenos Aires a été multiplié par cinq.

Le 23 avril, le ministère de la Santé a enregistré 537 décès et 27 216 cas positifs en 24 heures. Selon les analyses, l’augmentation des cas au mois d’avril s’accompagne d’une augmentation de la mortalité. Pourtant, le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a déclaré que sur durant sept jours (du 16 au 23 avril), la courbe des infections au coronavirus « a cessé de croître » et qu’ « elle est pratiquement stabilisée ».

Selon la presse, avec l’arrivée d’un million de vaccins Sinopharm le 24 et le 25 avril, l’Argentine serait proche des 10 millions de doses reçues. En outre, le vaccin argentin contre le coronavirus, qui est au stade du développement préclinique, portera le nom de la première médecin femme argentine et s’appellera ARVAC Cecilia Grierson.

En citant des sources officielles, le ministre de la Santé a annoncé que de nouvelles restrictions pourraient être annoncées entre le 28 et le 29 avril pour la ville de Buenos Aires et le Grand Buenos Aires, qui présentent le pourcentage le plus élevé de cas de coronavirus.

Le dimanche 25 avril, 384 000 doses de vaccin Sinopharm sont arrivées en Argentine dans le cadre du premier des trois vols de l’ « Opération Pékin », avec laquelle le gouvernement vise un million de doses.

Mai 2021 

Le président Alberto Fernández a annoncé aujourd’hui la prolongation des restrictions en vigueur jusqu’au 21 mai. Il a appelé les provinces à « renforcer les contrôles » et a déclaré qu’il soumettra au Congrès un projet de loi visant à établir les critères scientifiques pour définir les mesures.

Le 6 mai, la ministre de la Santé de la Nation, Carla Vizzotti, a annoncé que l’Argentine recevra le 21 mai, dans le cadre du mécanisme Covax, 861 600 doses du vaccin Astrazeneca.

Le 9 mai sont arrivées 500 000 doses de Spoutnik V en provenance de Russie, portant à plus de 12 millions de vaccins le nombre de doses disponibles en Argentine.  Selon les données officielles, la moyenne nationale de personnes vaccinées avec les deux doses est « très faible », soit 2,8% de la population. Le pays compte 12 provinces au-dessus de cette moyenne et 12 en dessous. Sur le podium de ceux qui ont reçu le plus de secondes doses se trouvent La Pampa (6,2%), la Terre de Feu (5,7%) et la capitale fédérale (5,7%). En bas du tableau, on trouve Santiago del Estero (1,4%), Formosa (1,8%) et Corrientes (1,9%).

Le 18 mai, Le président Alberto Fernández a exclu la possibilité de revenir à un confinement strict dans la zone métropolitaine de Buenos Aires (AMBA), estimant que les gens ne supporteraient pas cette mesure. Par ailleurs, il a été très critique envers le gouvernement de la ville de Buenos Aires qui envisage de suspendre les cours en présentiel face à la hausse des cas.

Selon les statistiques du site Our World in Data, en Argentine, 8 personnes vaccinées sur 10 n’ont pas reçu la deuxième dose. Le moniteur de la vaccination traduit cette proportion en chiffres absolus : selon les dernières données, le pays a atteint 10 millions de personnes ayant reçu la première dose le 17 mai et 1,95 million de personnes ont reçu la deuxième dose.

Au cours de la semaine du 17 au 21 mai, un premier lot de vaccins Oxford/AstraZeneca produits en partie en Argentine devrait être livré dans le pays. Le ministre de la Santé de la province de Buenos Aires, Daniel Gollán, a indiqué qu’au mois de septembre commencerait la vaccination des personnes âgées de 18 à 40 ans sans comorbidité.

Suite à une réunion qui s’est tenue le 18 mai entre le chef de cabinet, Santiago Cafiero, et ses homologues de la Province, Carlos Bianco, et de la Ville, Felipe Miguel, le journal La Nación rapporte que malgré « une préoccupation mutuelle sur la forte augmentation des cas ces dernières 24h (35 543 nouveaux cas)  [….] aucune mesure concrète n’a émergé de la réunion » et qu’il a été « convenu d’observer l’évolution des prochaines 48 heures pour coordonner de nouvelles mesures et augmenter les contrôles des restrictions déjà en place. ». Le 19 mai, le chef de cabinet, Santiago Cafiero, et la ministre de la Santé, Carla Vizzotti, se sont réunis avec des experts et épidémiologistes. Cette-dernière a déclaré à la radio que « les restrictions seront intensifiées », en demandant aux gouverneurs de mettre en œuvre « davantage de mesures et de contrôles ».

À la date du 20 mai, selon La Nación, le gouvernement de la capitale fédérale étudiait l’application de « mesures à fort impact » avec  un confinement quasi total pendant les week-ends et des contrôles accrus pour éviter les attroupements dans les espaces publics. Le président Alberto Fernández a tenu le jeudi 20 mai une nouvelle vidéoconférence avec une partie des gouverneurs pour discuter des nouvelles restrictions qui entreront en vigueur samedi 29 mai prochain, étant donné que le décret présidentiel qui a établi des restrictions pour les trois dernières semaines arrive à expiration. Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, tiendra une réunion avec les maires des districts de Buenos Aires afin d’analyser la situation épidémiologique des 135 municipalités et de parier sur la continuité du schéma actuel des mesures de soins, en intensifiant les contrôles pour en assurer le respect.

Le mercredi 19 mai, le Sénat de la province de Buenos Aires a approuvé le projet de loi qui habilite le chef de cabinet, Carlos Bianco, et le ministre de la Santé, Daniel Gollán, à « entamer des négociations et à conclure des contrats – même en devises étrangères – après un rapport justifié de l’autorité sanitaire provinciale, nécessaires à l’acquisition de vaccins contre le Covid-19 ». Le projet avait déjà été adopté par la Chambre des Députés.

À travers un message transmis sur la chaîne nationale,  le président Alberto Fernández, a annoncé le 20 mai au soir l’entrée en vigueur d’un confinement strict pendant neuf jours dans les zones de plus grand risque épidémiologique, en réaffirmant le maintien des aides économiques et sociales prévues pour les secteurs les plus touchés par les restrictions.

Ces restrictions seront en vigueur à partir du samedi 22 mai à minuit jusqu’au dimanche 30 mai inclus. Après l’annonce présidentielle, les gouverneurs des provinces de Buenos Aires, Córdoba, San Juan, Catamarca, Entre Ríos, Santa Fe, Tierra del Fuego et La Rioja ont exprimé leur soutien au gouvernement sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement national a décidé de rétablir le jour férié prévu le lundi 24 mai qui avait été supprimé. La ministre de la Sécurité, Sabina Frederic, a déclaré le 21 mai que « le tourisme était interdit » pendant le confinement, et a recommandé à la population de « rester chez elle et de ne pas voyager » pendant les prochaines vacances.

Bien que le gouvernement de la ville de Buenos Aires ait annoncé le 21 mai au soir son adhésion au décret présidentiel (qui stipule que seules les activités essentielles peuvent fonctionner), il a autorisé les commerces non essentiels à ouvrir. Par ailleurs, le maire Horacio Rodríguez Larreta a confirmé la suspension des cours en présentiel.

Le 21 mai, selon le ministère de la Santé, l’Argentine a comptabilisé 35 884 nouveaux cas au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le nombre de cas à 3 447 044 depuis le début de la pandémie. En outre, il y a eu 435 décès et le pays cumule donc un total de 72 699 décès, se hissant à la 13ème place mondiale du nombre total de décès de covid-19.

Le 21 mai, le Sénat a approuvé puis envoyé à la Chambre des députés le projet de loi « urgence covid-19 » qui vise à donner un cadre réglementaire à l’application de restrictions pour faire face à la pandémie de coronavirus. L’initiative qui comportait plus de 30 modifications a été approuvée avec 38 voix en faveur de la coalition au pouvoir Frente de Todos et 26 contre de la coalition d’opposition Juntos por el Cambio. Ces derniers considèrent que « le projet implique une avance du pouvoir exécutif national sur les autonomies provinciales et de la ville de Buenos Aires ».

La directrice de cabinet du ministère de la Santé de la Nation, Sonia Tarragona, a évoqué, lors d’une conférence de presse, l’avancement de la campagne de vaccination contre le coronavirus en Argentine. Elle a confirmé que la vaccination de la population argentine en général sera activée après le mois de juin et a estimé qu’une partie importante de population aura reçu le vaccin pour le mois de septembre.

Juin 2021

La semaine du 7 au 13 juin, le décret présidentiel qui impose les restrictions liées à la deuxième vague de Covid-19 prendra fin.

Le 7 juin, les ministres de l’Intérieur et de la Santé se sont réunis virtuellement à 18h avec tous les gouverneurs pour analyser l’évolution de la situation sanitaire. Selon La Nación, l’administration d’Alberto Fernández « se prépare à renouveler, sans changement, les limitations actuelles de la circulation », excluant de « revenir à une fermeture totale ». Selon Tiempo Argentino, le gouvernement évalue les fermetures intermittentes et programmées. Par ailleurs, en raison de l’augmentation progressive des cas de coronavirus et de l’augmentation de l’occupation des lits de soins intensifs, qui atteint le 7 juin 81,8% du total, la province de Córdoba entame deux semaines de confinement strict en suspendant les cours en présentiel.

Concernant la campagne de vaccination, un vol de la compagnie Aerolineas Argentinas s’est rendu le lundi 7 juin à  Moscou afin d’apporter le premier lot du principe actif du vaccin Spoutnik V qui commencera à être produit en Argentine.

L’Argentine a finalement signé un accord avec le laboratoire CanSino Biologics pour l’acquisition de son vaccin contre le coronavirus. Parallèlement, le ministre de la Santé de la ville de Buenos Aires, Fernán Quirós, a informé que la ville négocie avec différents laboratoires pour acquérir des vaccins, la négociation la plus avancée étant celle avec la société sino-canadienne CanSino.

Le vendredi 11 juin, la ville de Buenos Aires a assoupli les restrictions imposées dans la juridiction. La circulation est désormais limitée de minuit à 6h du matin ;  les collèges et lycées ont rouvert leurs portes aujourd’hui ; les terrasses des restaurants et bars restent ouvertes jusqu’à 23h et les centres commerciaux ont également rouvert ce jour. Par ailleurs, le ministère de la culture de la ville de Buenos Aires a annoncé samedi qu’à partir du vendredi 18 juin, les spectacles et les activités culturelles en présentiel seront autorisés avec des capacités allant jusqu’à 30%.

Depuis le samedi 12 juin, des vols à destination de la Turquie et de certains pays du continent africain ont été suspendus et les vols vers l’Europe ont été réduits afin d’empêcher l’entrée de nouveaux variants. Par voie terrestre, les seuls passages frontaliers autorisés sont ceux de San Sebastian (Terre de Feu) et d’Integración Austral (Santa Cruz).

Les médias argentins ont annoncé le 14 juin l’arrivée de 934 200 doses du vaccin AstraZeneca, produites conjointement avec le Mexique.

Le laboratoire argentin Richmond a envoyé le mardi 15 juin en Russie le premier lot de vaccins Spoutnik V, dont la production a été achevée en Argentine, pour un contrôle de qualité. La durée totale du processus est estimée à environ 20 jours.

Un nouvel arrivage de deux millions de vaccins Sinopharm est prévu le week-end du 19 -20 juin et plus d’un million de vaccins Oxford/AstraZeneca arriveront des Etats-Unis le lundi 21 juin. Par ailleurs, lors de sa conférence de presse sur la situation épidémiologique dans la ville de Buenos Aires, le ministre de la Santé, Fernán Quirós, a indiqué qu’un arrivage de la deuxième dose du vaccin Spoutnik V était prévu pour le jeudi 24 juin pour « rassurer » la population qui « en est à son troisième mois d’inoculation avec la première dose ». En outre, il a déclaré que le gouvernement de Buenos Aires est en négociations avancées avec le laboratoire CanSino pour acquérir « 300 000 vaccins ». Enfin, à partir du 25 juin, les femmes enceintes de plus de 18 ans de la ville de Buenos Aires seront prioritaires pour recevoir le vaccin.

Le maire de ville de Buenos Aires, Horacio Rodriguez Larreta, a annoncé une série de nouveaux assouplissements. Selon les autorités de Buenos Aires, la tendance à la baisse des infections « s’est consolidée » et le nombre moyen de nouveaux cas est passé de 2 700 à 1 200, avec un taux d’infection de 0,90.  Les bars et les restaurants pourront servir à l’intérieur avec une capacité maximale de 30% et les cinémas pourront augmenter leur capacité maximale jusqu’à 50%. Il en sera de même pour les salles de fêtes et d’événements, qui pourront demander un permis d’exploitation à des fins gastronomiques.

En outre, les sports de plein air sont à nouveau autorisés sans limite de personnes et les gymnases peuvent ouvrir les salles avec une capacité maximale de 30%.

À partir du 5 juillet, tous les élèves du secondaire reprendront les cours en présentiel.

Par ailleurs, la circulation restera interdite entre minuit et 6 heures du matin.

Enfin, le ministre de la santé de Buenos Aires, Fernán Quirós, a déclaré ce matin qu’une nouvelle vague de coronavirus sera inévitable en précisant que « l’ampleur des dommages qu’elle causera, c’est-à-dire des maladies graves et mortelles, dépendra essentiellement de la manière dont nous mènerons la campagne (de vaccination) ».

Un nouvel envoi de 1 181 500 vaccins AstraZeneca est arrivé en Argentine et deux nouveaux vols en provenance de Russie qui apporteront les composantes 1 et 2 du Sputnik V sont prévus. En outre, il a été annoncé que le laboratoire argentin Richmond commencera à conditionner la deuxième dose de Spoutnik V.

Le président Alberto Fernandez a signé la prolongation du décret de nécessité et d’urgence (DNU) publié le 1er mai dernier, qui établissait quatre phases sanitaires : zones à faible risque épidémiologique, risque moyen, risque élevé et alarme.

Le gouvernement a décidé fin juin de réduire « drastiquement » le nombre d’entrées sur le territoire argentin, en imposant aux compagnies aériennes un quota de 600 passagers par jour au lieu de 2 000 actuellement. La Chambre des compagnies aériennes en Argentine (JURCA) et l’Association internationale du transport aérien (IATA) ont vivement critiqué cette décision en indiquant respectivement que plusieurs compagnies aériennes ont reçu des annulations de vols qui avaient été approuvés jusqu’à la fin du mois, certaines ont même été informées le jour du vol. L’IATA a demandé une réunion urgente avec le gouvernement argentin. Enfin, La Nación précise que le président argentin annulera son voyage en France.

Le 25 juin le ministre de la Santé Fernán Quirós a annoncé l’ouverture des inscriptions pour la vaccination des personnes âgées de 35 à 39 ans dans la ville de Buenos Aires.

500 000 premières doses et 350 000 deuxièmes doses du vaccin spoutnik V sont arrivées le 29 juin en Argentine. Un deuxième vol à destination de Moscou est prévu pour le jeudi 1er juillet et un troisième vol est programmé pour le week-end du 9 au 11 juillet. Par ailleurs, Carla Vizzotti, la ministre de la Santé, a annoncé la signature d’un nouveau contrat avec le laboratoire Sinopharm pour 24 millions de doses. Selon Página 12, il y aura trois livraisons de 8 millions de doses en juillet, août et septembre.

Le 29 juin, le président Alberto Fernandez a mené une cérémonie pour rendre hommage aux victimes de la pandémie aux côtés de gouverneurs, du maire de la ville de Buenos Aires, de représentants de différentes confessions et de travailleurs essentiels.

Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, a annoncé le mardi 29 juin qu’à partir du 30 juin dans la province de Buenos Aires tous les groupes prioritaires pourront accéder à la vaccination.

Le 30 juin, la Commission permanente bicamérale de procédure législative a approuvé les décrets de nécessité et d’urgence (DNU) qui prolongent jusqu’à la fin de l’année l’urgence sanitaire et jusqu’au 9 juillet les restrictions de circulation, y compris la mesure qui limite l’arrivée des vols en provenance de l’étranger.

Préoccupé par l’impact du variant Delta, le gouvernement a convoqué le 29 juin le comité d’experts qui conseille le président Alberto Fernández. Par ailleurs, la Commission nationale d’immunisation (Conain) s’est réunie le 30 juin afin d’émettre des recommandations sur l’interchangeabilité et l’espacement des doses.

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