[:fr]IRN REHVIF Habiter les villes du futur[:pt]IRN REHVIF : Viver as cidades do futuro [:es]IRN REHVIF: Habitar las ciudades del futuro [:]

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Contact : Emmanuel eveno – emmanuel.eveno@univ-tlse2.fr

Les transformations que subit le monde contemporain présentent des incertitudes pour la société actuelle et future. Dans ce contexte, la ville se constitue comme un laboratoire d’expérimentation et d’innovation de modes d’habiter et de gestion de plus en plus complexes, notamment grâce au support des technologies numériques qui démultiplient les modes d’action et les rendent plus efficaces tout en étant plus sensibles aux incertitudes.

Ces transformations et innovations sont accompagnées de controverses, de tensions et de conflits qui mettent à l’épreuve les modèles de participation et la gouvernance d’une ville durable inclusive. La ville présentée comme durable grâce, entre autres, à la transition numérique, crée-t-elle vraiment des modes d’habiter plus durables et plus inclusifs dans tous les contextes urbains : petites, moyennes et grandes villes, villes du Nord et villes du Sud ? Quels sont les modes d’habiter émergents qui permettent d’évoluer vers une transition socio-écologique de la ville ? La transition numérique peut-elle vraiment proposer des outils innovants pour créer des modes plus respectueux d’habiter la Terre ? Réfléchir à toutes ces questions représente une manière de promouvoir la participation des habitants à la transformation de leur cadre de vie, bouleversé par la transition urbaine.

L’objectif de l’IRN REHVIF consiste donc à interroger les scénarios, les tendances, les événements émergents, les incertitudes et le(s) futur(s), résultant des interactions de trois domaines concernant les villes : les modes d’habiter, la transition socio-écologique et la transition numérique.

1/ La transition territoriale : évolutions des formes urbaines et de l’habiter

Les villes sont avant tout des espaces habités et elles assurent ainsi la constitution d’une forme particulière du lien social, l’urbanité, et du lien politique, la citadinité. Habiter la ville c’est, à travers un ensemble de pratiques quotidiennes et de représentions sociales associées, se situer dans l’espace et se l’approprier tant socialement et politiquement que symboliquement et affectivement. C’est « être au monde » à toutes ses échelles, son habitat personnel à la planète.

En ville, l’habiter concerne non seulement le chez-soi mais aussi d’autres espaces comme les transports ou les espaces publics que l’on habite certes de manière plus transitoire que sa maison, mais que l’on habite tout de même à travers la récursivité des pratiques.

Or, sous l’effet des technologies du transport et du numérique, les villes se sont transformées, ce qui a eu de nombreuses conséquences sur les modes d’habiter. Hier, l’utilisation intensive de la voiture était censée permettre d’amoindrir les distances, mais a produit une consommation excessive de l’espace. Aujourd’hui, les mobilités douces, auparavant réservées aux pauvres, sont désormais valorisées, d’autant plus quand elles sont conjuguées à un usage des technologies du numérique qui permet de diminuer les déplacements motorisés ou de favoriser la marche à pied…

Cependant, il reste à mener une étude de la durabilité des formes urbaines émergentes, supportées par les technologies numériques (par exemple, les complexes urbains multifonctionnels), et des modes d’habiter qui leur
sont associés : est-elle la même dans tous les contextes ? Engendre-t-elle une urbanité inclusive et une citadinité participative partout ? Comment les modes d’habiter s’adaptent-ils aux incertitudes issues de la transition socio-écologique, en se saisissant des innovations technologiques ? Les formes urbaines et les modes d’habiter issus de la transition urbaine sont-ils garants de plus de durabilité sociale et politique, et si oui, dans quels contextes et avec quelles configurations d’acteurs ?

2/ La transition écologique : réorientation de pratiques pour gérer la complexité et l’incertitude

Appliqué à la ville, le développement durable est un paradigme issu de la lente prise de conscience de l’impact des usages urbains sur l’équilibre environnemental, la conservation en termes de quantité et de qualité des ressources (eau, énergie, sol,
matières premières), ainsi que sur le dérèglement climatique.

Au début du millénaire, les villes durables et le changement climatique se croisent en intégrant les enjeux liés à la prévention des risques et à l’adaptation au changement climatique. La durabilité des villes se traduit alors en termes de qualité environnementale, ce qui a mis en jeu les conditions de vie, les aménités et la qualité urbaine. Le paradigme s’étend ensuite aux villes durables, inclusives, adaptées et résilientes.

Ce paradigme a besoin d’une traduction concrète pour répondre aux incertitudes qui prédominent quant à l’avenir de la planète et au rôle que les villes y jouent. Cela se fait à travers des modèles utopiques, des expériences et des coopérations menées par des initiatives citoyennes (mouvements écologistes, justice environnementale) ; par des actions publiques (Agenda 21, plans de nature différente, prescriptions) ou par des réseaux associant les acteurs publics, privés, universitaires et associatifs qui définissent des axes de travail, cadres de référence, labels, paramètres et indicateurs.
Chaque « traduction » est en relation avec les domaines connexes qui traitent traditionnellement de la production de la ville : architecture, urbanisme et aménagement du territoire. Les trois sont conçus simultanément comme une politique publique, une pratique technico-professionnelle et une construction sociale.

Les défis urbains et environnementaux actuels et futurs dépassent les frontières politiques et administratives, ils sont multi-échelles ; ils exigent donc une réorientation des modes de penser, d’analyser, d’organiser, de concevoir et d’habiter nos territoires et nos habitations. En d’autres termes, une transition est nécessaire dans différents domaines.

Dans ces processus, il est pertinent de prendre la mesure de multiples questions, là où prédomine encore une approche fragmentée et technique de la production de la ville et où s’observe le manque de compréhension de l’environnement climatique, du contexte multi-échelle et des modes de vie : comment s’aborde l’incertitude et la complexité auxquelles ouvre le paradigme de la transition écologique urbaine ? Quelles sont les stratégies et scénarios d’appropriation de ce paradigme que les différents acteurs élaborent pour la production de la ville actuelle et future ? Comment les TIC agissent dans cette équation ?

3/ La transition numérique : de la ville intelligente à l’intelligence territoriale et à l’appropriation sociale de technologies numériques

Le modèle des « villes intelligentes », pour autant qu’il y en ait un, est en cours d’élaboration. Il a toutefois une histoire car il s’inscrit dans la généalogie de ce que l’on appelait il y a peu les “villes numériques” en Europe, ou Ciudades Digitales en Amérique latine. Ce modèle prolonge à la fois les dynamiques instituées par les débats politiques autour du “développement durable” et ceux portant sur la “société de l’information”. Bien qu’imprécis, fortement discuté, ce modèle des “villes intelligentes” peut se définir par le recours systématique ou en voie de systématisation aux acteurs de l’urbain, notamment à l’acteur public de référence : aux technologies numériques. Ce recours vise à optimiser le fonctionnement de la ville dans plusieurs directions, en particulier dans la gouvernance et dans la production et mise à la disposition des services urbains adaptés aux besoins de la population visant l’invention de nouveaux services.

La transition numérique à laquelle nous faisons référence est celle qui permet une ville inclusive et participative et qui vient compléter les dispositifs déjà existants au sein de la ville. Dans ce sens, il s’agirait de mettre l’accent sur la façon dont ces « villes intelligentes » sont aussi des villes dans lesquelles la participation au projet d’intelligence territoriale inclut les habitants/ citoyens/usagers, ce que nous appelons ici les « acteurs discrets ».

Il s’agira donc de s’intéresser aux politiques urbaines/métropolitaines dans lesquelles le numérique est utilisé pour favoriser le volet social de la durabilité, à savoir l’inclusion sociale des habitants et en particulier des « publics fragiles ». Il s’agit notamment des politiques en faveur du développement de la « société de la connaissance », celles de lutte contre la pauvreté, celles dites de
« réduction de la fracture numérique » ou encore celles qui renvoient aux logiques d’empowerment des habitants et qui permettent la participation de différents acteurs à la construction sociale de la ville. Nous considérons l’évaluation de ces politiques en mesurant les effets qu’elles peuvent avoir eu sur le monde social auquel elles s’adressent et en observant comment les acteurs s’emparent des TIC.

À travers les apports de l’ensemble des partenaires du projet, l’IRN REHVIF cherchera donc à interroger les nouvelles pratiques sociales et habitantes qui se révèlent autour des usages des technologies numériques, en développant notamment la notion de « capital numérique », en référence avec les notions de « capital social », « culturel » ou « spatial ». L’hypothèse qui sera mise à l’épreuve des travaux empiriques est que les usages des technologies numériques constituent des recours face à l’augmentation de la complexité urbaine/métropolitaine.

1. Partenaires français du projet : LISST-Cieu – Université Toulouse-Jean Jaurès
Nom du coordinateur : Emmanuel EVENO
Laboratoire de rattachement du coordinateur : LISST-CIEU, UMR 5193, Maison de la Recherche, Université Toulouse-Jean Jaurès, 5, Allées Antonio Machado, 31058 Toulouse Cédex 9
Institut CNRS : InSHS
Liste des partenaires de l’IRN REHVIF

2. Universidad nacional de Colombia, sede Medellín (Colombia)
Laboratoires :
Facultad de Arquitectura (Escuela del Hábitat-Cehap y Escuela de planeacion Urbano-Regional) de la Universidad nacional de Colombia sede Medellin
Nom du coordinateur : Monica Mejia Escalante
Facultad de Minas, IGNEA, de la Universidad nacional de Colombia sede Medellin
Nom du coordinateur : Antonio Romero

3. Universidad Pontificia Bolivariana (Colombia)
Laboratoire : Grupo de Investigación en Energía y Termodinámica (GET)
Nom du coordinateur : Cesar Isaza
Grupo de Investigacion en Transmision y Distribucion de Energia Electrica (TyD)
Nom du coordinateur : Idi Isaac

4. Universidad Autonoma de Mexico (Mexico)
Noms des coordinateurs : Guénola Capron (UAM-Azcapotzalco) et Salomon Gonzalez (UAM-Cuajimalpa)

5. FLACSO (Facultad latinoamericana de ciencias sociales), Quito (Ecuador)
Departamento Asuntos Públicos, FLACSO
Nom du coordinateur : Marco Cordova

6. Université Alassane Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire)
Laboratoire : Département de Géographie,
Nom du coordinateur : Alain François Loukou

7. Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) (Sénégal)
Laboratoire : Département de Géographie, FLSH,
Nom du coordinateur : Ibrahima Sylla

8. Université du Québec à Montréal (UQAM) (Canada)
Nom du coordinateur : Destiny Tchéouhali Organisme

9. Université Laval à Québec (Canada)
Laboratoire : Centre de recherche en données et intelligence géospatiales (CRDIG)
Nom du coordinateur : Stéphane Roche

[:pt]

Esta rede, que se baseia numa parceria entre o mundo científico e diversas categorias de atores envolvidos na produção da cidade (autoridades locais, agentes econômicos, membros da sociedade civil), reúne 7 plataformas nacionais de pesquisa multidisciplinar sobre a cidade: França, Canadá, Colômbia, Costa do Marfim, Equador, México, Senegal. Com foco na produção de conhecimento e na formação à pesquisa, o IRN REHVIF também tem como objetivo desenvolver novas modalidades de parcerias científicas.

Contato : EMMANUEL EVENO – EMMANUEL.EVENO@UNIV-TLSE2.FR

As transformações pelas quais passa o mundo contemporâneo apresentam incertezas para a sociedade atual e futura. Neste contexto, a cidade representa um laboratório
de experimentação e inovação de modos de viver e de gestão cada vez mais complexos, em particular graças ao apoio das tecnologias digitais que ampliam os modos de ação e os tornam mais eficientes e ao mesmo tempo mais sensíveis às incertezas.

Essas transformações e inovações são acompanhadas por polêmicas, tensões e conflitos que testam os modelos de participação e de governança de uma cidade sustentável inclusiva. Sera que a cidade apresentada como sustentável graças, entre outras coisas, à transição digital, cria realmente modos de viver mais sustentáveis e inclusivos em todos os contextos urbanos: pequenas, médias e grandes cidades, cidades do Norte e cidades do Sul? Quais são as formas de morar que permitem evoluir em direção a uma transição sócio-ecológica da cidade? A transição digital pode realmente oferecer instrumentos inovadores para criar formas mais respeitosas de habitar a Terra? Pensar em todas essas questões representa uma forma de promover a participação dos moradores na transformação do seu ambiente de vida, abalado pela transição urbana.

Portanto, o objetivo do IRN REHVIF é, questionar os cenários, tendências, eventos emergentes, as incertezas e o(s) futuro(s), resultantes das interações de três áreas relativas às cidades: modos de habitar, transição socio-ecológica e transição digital.

1/ Transição territorial: evoluções das formas urbanas e habitacionais

As cidades são antes de tudo espaços habitados e garantem assim a constituição de uma forma particular de vínculo social, a urbanidade, e de vínculo político, a cidadanidade. Viver a cidade é, através de um conjunto de práticas cotidianas e representações sociais associadas, se situar no espaço e se apropriar dele tanto nos planos social, político simbólico como também emocional. É “estar no mundo” em todas as suas escalas, desde sua moradia pessoal até ao planeta.

Viver a cidade, não diz respeito só ao lar, mas também a outros espaços como transportes ou espaços públicos que vivemos de forma mais transitória que a própria casa, mas que ainda habitamos através da recorrência das práticas.

 

No entanto, sob o efeito dos transportes e das tecnologias digitais, as cidades foram se transformando, o que teve muitas consequências nos modos de viver. Antigamente, o uso intensivo do carro devia permitir reduzir as distâncias, mas gerou um consumo excessivo de espaço. Hoje, a mobilidade ativa, antes reservada às populações pobres, passa a ser valorizada, tanto mais quando combinada com a utilização de tecnologias digitais que permitem reduzir as viagens motorizadas ou promover a caminhada…

Entretanto, ainda não foi realizado um estudo sobre a sustentabilidade das formas urbanas emergentes baseadas em tecnologias digitais (por exemplo, complexos urbanos multifuncionais), e os modos de habitar associados a elas: é a mesma em todos os contextos? Será que gera uma urbanidade inclusiva e uma cidadanidade participativa em todos os lugares? Como os modos de habitar se adaptam às incertezas decorrentes da transição socio-ecológica, aproveitando as inovações tecnológicas? Será que as formas urbanas e modos de habitar decorrentes da transição urbana garantem maior sustentabilidade social e política, e se for o caso, em que contextos e com que configurações dos agentes?

2/ Transição ecológica: reorientação das práticas para gerir a complexidade e a incerteza

Aplicado à cidade, o desenvolvimento sustentável é um paradigma resultante da lenta conscientização do impacto dos usos urbanos no equilíbrio e conservação ambiental em termos de quantidade e qualidade dos recursos (água, energia, solo, matérias-primas), bem como nas alterações climáticas.

No início do milênio, as cidades sustentáveis ​​e as mudanças climáticas se cruzam integrando questões relacionadas à prevenção de riscos e à adaptação às mudanças climáticas. A sustentabilidade das cidades passa então a ser refletida em termos de qualidade ambiental, o que coloca em jogo as condições de vida, as comodidades e a qualidade urbana. O paradigma se estende em seguida a cidades sustentáveis, inclusivas, adaptadas e resilientes.

Esse paradigma precisa de uma tradução concreta para responder às incertezas que prevalecem sobre o futuro do planeta e o papel desempenhado pelas cidades. Isso é feito por meio de modelos utópicos, experimentos e cooperações lideradas por iniciativas cidadãs (movimentos ambientalistas, justiça ambiental); por meio de ações públicas (Agenda 21, planos diversos, prescrições) ou pelo intermediário de redes associando atores públicos, privados, universitários e associativos que definem as linhas de trabalho, certificações, os quadros de referenciais, parâmetros e indicadores.

Cada “tradução” está relacionada com os campos associados que tratam tradicionalmente da produção da cidade: arquitetura, urbanismo e planejamento do território. Os três são concebidos simultaneamente como política pública, prática técnico-profissional e construção social.

Os desafios urbanos e ambientais atuais e futuros vão além das fronteiras políticas e administrativas, e têm vários níveis; requerem, portanto, uma reorientação das formas de pensar, analisar, organizar, desenhar e habitar os nossos territórios e as nossas moradias.

Em outras palavras, é necessária uma transição em diferentes áreas.

Nestes processos, é relevante medir a importância de questões múltiplas, onde ainda predomina uma abordagem fragmentada e técnica da formação da cidade e onde existe uma falta de compreensão do ambiente climático, das várias escalas do contexto e dos estilos de vida: como abordar a incerteza e a complexidade que o paradigma da transição ecológica urbana implica? Quais são as estratégias e cenários de apropriação deste paradigma que os diferentes atores desenvolvem para a produção da cidade atual e futura? Como as TIC funcionam nesta equação?

 

3/ A transição digital: da cidade inteligente à inteligência territorial e à apropriação social das tecnologias digitais

O modelo de “cidade inteligente”, se houver um, está sendo desenvolvido. Mas tem uma história, porque faz parte da genealogia do que recentemente se chamava de “cidades digitais” na Europa ou Ciudades Digitales na América Latina. Esse modelo prolonga tanto as dinâmicas estabelecidas pelos debates políticos sobre o “desenvolvimento sustentável” quanto aqueles relativos à “sociedade da informação”. Embora impreciso e muito debatido, este modelo de “cidades inteligentes” pode ser definido pelo uso sistemático ou sendo sistematizado por parte dos atores do urbano, em particular o ator público de referência, às tecnologias digitais. Tal uso visa otimizar o funcionamento da cidade em várias áreas, em particular na governança, e na produção e prestação de serviços urbanos adaptados às necessidades da população, visando a invenção de novos serviços.

A transição digital a qual nos referimos é aquela que permite uma cidade inclusiva e participativa e que complementa os sistemas já existentes na cidade. Neste sentido, trata-se de enfatizar como estas “cidades inteligentes” são também cidades onde a participação no projeto de inteligência territorial inclui os habitantes/cidadãos/usuários, que chamamos aqui de “atores discretos”.

Portanto, o foco será nas políticas urbanas/metropolitanas onde o digital é utilizado para promover o aspecto social da sustentabilidade, ou seja, a inclusão social dos habitantes e, em particular, dos “públicos vulneráveis”. Estas incluem políticas para o desenvolvimento da “sociedade do conhecimento”, políticas de luta contra a pobreza, de “redução da divisão digital” ou políticas que se referem às lógicas de empoderamento dos habitantes e permitem a participação de diferentes atores na construção social da cidade.

Avaliamos essas políticas analisando os efeitos que podem ter tido no mundo social que abrangem, e observando como os atores se apropriam as TIC.

Assim, através das contribuições de todos os parceiros do projeto, o IRN REHVIF procurará questionar as novas práticas sociais e habitacionais que vão surgindo em torno dos usos das tecnologias digitais, em particular desenvolvendo a noção de “capital digital”, em referência às noções de “capital social”, “cultural” ou “espacial”. A hipótese a ser testada no trabalho empírico é que os usos das tecnologias digitais constituem um uso diante da crescente complexidade urbana/metropolitana.

1.  Parceiros do projeto: LISST-Cieu – Universidade Toulouse-Jean Jaurès
Nome do coordenador: Emmanuel EVENO
Laboratório de origem do coordenador :
LISST-CIEU, UMR 5193,
Maison de la Recherche, Université Toulouse-Jean Jaurès,
5, Allée Antonio Machado,
31058 Toulouse Cédex 9
Institut CNRS: InSHS

Lista de parceiros do IRN REHVIF

2.   Universidade nacional de Colombia, sede Medellín (Colômbia) Laboratórios:
Facultad de Arquitectura (Escuela del Hábitat-Cehap e Escuela de planeacion Urbano-Regional) de la Universidad nacional de Colombia sede Medellin
Nome do coordenador: Monica Mejia Escalante
Facultad de Minas, IGNEA, de la Universidad nacional de Colombia sede Medellin
Nome do coordenador: Antonio Romero

3.    Universidade Pontificia Bolivariana (Colômbia)
Laboratório: Grupo de Investigación en Energía y Termodinámica (GET)
Nome do coordenador: Cesar Isaza
Grupo de Investigación en Transmission y Distribucion de Energia Electrica (TyD)
Nome do coordenador: Idi Isaac

4.   Universidade Autonoma de Mexico (Mexico)
Nomes dos coordenadores: Guénola Capron (UAM-Azcapotzalco) et Salomon Gonzalez (UAM-Cuajimalpa)

5.     FLACSO (Facultad latinoamericana de ciencias sociales), Quito (Equador)
Departamento Asuntos Públicos, FLACSO
Nome do coordenador: Marco Cordova

6.    Universidade Alassane Ouattara em Bouaké (Costa do Marfim)
Laboratório: Departemento de Geografia,
Nome do coordenador: Alain François Loukou

7.   Universidade Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) (Senegal)
Laboratório: Departemento de Geografia, FLSH,
Nome do coordenador: Ibrahima Sylla

8.   Universidade de Québec em Montréal (UQAM) (Canadá)
Nome do coordenador: Destiny Tchéouhali Organisme

9.   Universidade Laval em Québec (Canadá)
Laboratório: Centro de pesquisa de dados e inteligência geoespaciais (CRDIG)
Nome do coordenador: Stéphane Roche

[:es]

Esta red establece cooperaciones entre el mundo científico y diferentes actores vinculados a la producción de la ciudad (colectivos locales, actores económicos, actores de la sociedad civil) y reúne a siete plataformas nacionales de investigación multidisciplinaria sobre la ciudad: Francia, Canadá, Colombia, Côte d’Ivoire, Ecuador, México, Senegal. El foco del IRN REHVIF está puesto en la producción de conocimientos y en la formación de investigadores, así como también en la creación de nuevas asociaciones científicas.

Contacto : Emmanuel Eveno – emmanuel.eveno@univ-tlse2.fr

Las transformaciones por las que atraviesa hoy el mundo han generado incertidumbres acerca de la sociedad actual y de la que se proyecta a futuro. En este contexto, la ciudad ha pasado a ser un laboratorio de experimentación e innovación de formas de habitar y de gestión de la vida cada vez más complejas, en particular debido al desarrollo de las tecnologías digitales, que multiplican los modos de intervención y los hacen más eficaces, al tiempo que los vuelven más sensibles a las incertidumbres.

Estas transformaciones e innovaciones no están exentas de controversias, tensiones y conflictos que ponen a prueba los modelos de participación y gobernanza necesarios para lograr una ciudad sustentable e inclusiva. La ciudad que se presenta como sustentable, gracias, entre otras cosas, a la transición digital, ¿crea realmente modos de habitar más sustentables e inclusivos en todos los contextos urbanos (ciudades pequeñas, medianas y grandes, ciudades del norte y ciudades del sur)? ¿Cuáles son los modos de habitar emergentes que nos permiten avanzar hacia una transición socio-ecológica de la ciudad? ¿Puede la transición digital ofrecer realmente herramientas innovadoras para crear formas más respetuosas de vivir en la Tierra? La reflexión sobre todas estas cuestiones es una forma de promover la participación de los habitantes en la transformación de su entorno vital, que se ha visto profundamente modificado por los procesos de cambio urbanos.

El objetivo del IRN REHVIF es, por ende, cuestionar los escenarios, tendencias, eventos emergentes, incertidumbres y el/los futuro/s resultantes de las interacciones de tres áreas relativas a las ciudades: los modos de habitar, la transición socio-ecológica y la transición digital.

1/ Transición territorial: evolución de las formas urbanas y de los modos de habitarlas

Las ciudades son, ante todo, espacios habitados y, por lo tanto, aseguran una forma particular de lazo social, la urbanidad; y también, una forma de lazo político, la ciudadanía. Habitar la ciudad implica situarse en el espacio y apropiárselo social y políticamente, así como simbólica y afectivamente, a través de un conjunto de prácticas cotidianas y de representaciones sociales. En una palabra, se trata de “estar en el mundo” en todas sus escalas, desde el hábitat personal hasta el mundo compartido con otros ciudadanos.

En la ciudad, el habitar no sólo concierne al hogar, sino también a otros espacios como son el transporte o los espacios públicos, con los cuales interactuamos de manera más transitoria que con nuestras casas, pero en los que también vivimos cotidianamente.

 

 

Sin embargo, las tecnologías del transporte y las tecnologías digitales han transformado las ciudades, lo cual ha traído aparejadas muchas consecuencias en los modos de habitar. En el pasado, se suponía que el uso intensivo del automóvil acortaría las distancias pero, por el contrario, ha quedado demostrado que este uso ha producido un consumo excesivo del espacio. Hoy en día, se valora la llamada “movilidad suave” (antes reservada a los estratos más pobres), sobre todo cuando se combina con el uso de tecnologías digitales que permiten reducir los desplazamientos motorizados o fomentar los desplazamientos a pie.

Sin embargo, aún queda por realizar un estudio de la permanencia de las formas urbanas emergentes que se sostienen en las tecnologías digitales (por ejemplo, los complejos urbanos multifuncionales) y en los modos de habitar asociados a ellas: ¿qué sucede en los diferentes contextos? ¿Generan una urbanidad inclusiva y participativa en todas partes? ¿Cómo se adaptan los modos de habitar a las incertidumbres derivadas de la transición socioecológica, haciendo uso, a su vez, de las innovaciones tecnológicas? ¿Las formas y modos de habitar urbanos resultantes de la transición urbana garantizan una mayor sustentabilidad social y política? En caso afirmativo, ¿en qué contextos y con qué configuración de actores?

2/ Transición ecológica: reorientación de las prácticas para gestionar la complejidad y la incertidumbre

El paradigma del desarrollo sustentable surge en el ámbito de la ciudad como consecuencia de una percepción creciente del impacto que provocan los usos urbanos en el equilibrio ambiental, la conservación en términos de cantidad y calidad de los recursos (agua, energía, suelo, materias primas), y en el cambio climático.

A principios del milenio, las ciudades sustentables y el cambio climático se entrecruzan integrando las cuestiones de la prevención de riesgos y la adaptación al cambio climático. La sustentabilidad de las ciudades se traduce entonces en la calidad del medio ambiente, lo cual pone en juego las condiciones de vida, los servicios y la calidad urbana. El paradigma se extiende entonces a las ciudades sustentables, inclusivas, adaptadas y resistentes.

Este paradigma necesita de una traducción concreta para afrontar las incertidumbres que prevalecen sobre el futuro del planeta y el papel que las ciudades desempeñan en él. Esta traducción se hace a través de modelos utópicos, experimentos y cooperaciones impulsadas por iniciativas ciudadanas (movimientos ecologistas, justicia ambiental); así como mediante acciones públicas (Agenda 21, planificaciones de distinta naturaleza, prescripciones) o a través de redes que conectan a actores públicos, privados, académicos y colectivos para definir ejes de trabajo, marcos de referencia, etiquetas, parámetros e indicadores. Cada “traducción” se relaciona con los campos afines que tradicionalmente se ocupan de la producción de la ciudad: la arquitectura, el urbanismo y la planificación espacial. Los tres se conciben simultáneamente como política pública, práctica técnico-profesional y construcción social.

Los desafíos urbanos y ambientales actuales y futuros trascienden las fronteras políticas y administrativas, son multiescala y, por lo tanto, requieren de una reorientación de las formas de pensar, analizar, organizar, diseñar y vivir en nuestros territorios y hogares. En otras palabras, es necesaria una transición en diferentes áreas.

En este proceso es pertinente considerar una amplia gama de cuestiones, aquellas en las que todavía prevalece un enfoque fragmentado y técnico de la producción de la ciudad y aquellas que no habilitan una comprensión del entorno climático, el contexto en sus múltiples escalas y los estilos de vida: ¿cómo se aborda la incertidumbre y la complejidad que abre el paradigma de la transición ecológica urbana? ¿Cuáles son las estrategias y los escenarios de apropiación de este paradigma que los diferentes actores están desarrollando para la producción de la ciudad actual y futura? ¿Cómo actúan las TIC en esta ecuación?

3/ La transición digital: de la ciudad inteligente a la inteligencia territorial y la apropiación social de las tecnologías digitales

El modelo de “ciudad inteligente”, si es que existe, está en desarrollo. Sin embargo, tiene una historia, porque forma parte de la genealogía de lo que recientemente se llamaron “villes numériques” (ciudades digitales) en Europa, o “ciudades digitales” en América Latina. Este modelo incorpora tanto la dinámica establecida por los debates políticos sobre el “desarrollo sustentable” como aquella de la “sociedad de la información”. Aunque impreciso y controvertido, el modelo de las “ciudades inteligentes” se define por su su aproximación a los actores urbanos, en particular a un actor público ineludible: las tecnologías digitales. Este acercamiento tiene por objeto optimizar el funcionamiento de la ciudad en varias direcciones, especialmente en lo que concierne a la gobernanza y a la producción y prestación de servicios urbanos adaptados a las necesidades de la población, con miras a la creación de nuevos servicios.

La transición digital a la que nos referimos es la que permitiría lograr una ciudad inclusiva y participativa, y que complementa los dispositivos ya existentes en la ciudad. En este sentido, se trataría de destacar cómo las “ciudades inteligentes” son también ciudades en las que la participación en el proyecto de inteligencia territorial incluye a los habitantes/ciudadanos/usuarios, que aquí denominamos “actores discretos”.

Por lo tanto, se trata de poner el acento en las políticas urbanas/metropolitanas en las que se utiliza lo digital para promover el aspecto social de la sustentabilidad, es decir, la inclusión social de los habitantes y, en particular, de los “actores discretos”. Estas son políticas en favor del desarrollo de la “sociedad del conocimiento”, políticas de lucha contra la pobreza, en favor de la “reducción de la brecha digital” o aquellas que se refieren a la lógica de empoderamiento de los habitantes y que permiten la participación de diferentes actores en la construcción social de la ciudad. Estas políticas se evalúan mediante el estudio y medición de los efectos que pueden haber causado en el mundo social al que fueron dirigidas y, también, a través de la observación de los modos en que los actores adoptan las TIC.

A través de las contribuciones de todos los socios del proyecto, el IRN REHVIF tratará de examinar las nuevas prácticas sociales y del habitar que surgen en torno a los usos de las tecnologías digitales, en particular mediante el desarrollo de la noción de “capital digital”, vinculada las nociones de “capital social”, “cultural” o “espacial”. La hipótesis que se pondrá a prueba en el trabajo empírico es que los usos de las tecnologías digitales constituyen un recurso ante la creciente complejidad urbana/metropolitana.

1 Socios franceses del proyecto: LISST-Cieu – Université Toulouse-Jean Jaurès

Nombre del coordinador: Emmanuel Eveno
Laboratorio al que pertenece el coordinador:
LISST-CIEU, UMR 5193,
Maison de la Recherche,
Université Toulouse-Jean Jaurès,
5, Allées Antonio Machado,
31058 Toulouse Cédex 9
Instituto CNRS: InSHS

Lista de socios del IRN REHVIF

2. Universidad nacional de Colombia, sede Medellín (Colombia)
Laboratorios:
Facultad de Arquitectura (Escuela del Hábitat-Cehap y Escuela de planeación Urbano-Regional) de la Universidad nacional de Colombia sede Medellín
Nombre del coordinador: Mónica Mejía Escalante
Facultad de Minas, IGNEA, de la Universidad nacional de Colombia sede Medellín
Nombre del coordinador: Antonio Romero

3. Universidad Pontificia Bolivariana (Colombia)
Laboratorio: Grupo de Investigación en Energía y Termodinámica (GET)
Nombre del coordinador: Cesar Isaza Grupo de Investigación en Transmisión y Distribución de Energía Eléctrica (TyD)
Nombre del coordinador: Idi Isaac

4. Universidad Autónoma de México (Ciudad de México)
Nombres de los coordinadores: Guénola Capron (UAM-Azcapotzalco) y Salomón Gonzalez (UAM-Cuajimalpa)

5. FLACSO (Facultad Latinoamérica-caña de ciencias sociales), Quito (Ecuador)
Departamento Asuntos Públicos, FLACSO
Nombre del coordinador: Marco Cordova

6. Universidad Alassane Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire)
Laboratorio: Departamento de Geografía,
Nombre del coordinador: Alain François Loukou

7. Universidad Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) (Senegal)
Laboratorio: Departamento de Geografía, FLSH,
Nombre del coordinador: Ibrahima Sylla

8. Universidad de Quebec en Montreal (UQAM) (Canadá)
Nombre del coordinador: Destiny Tchéouhali Organización

9. Universidad Laval en la ciudad de Quebec (Canadá)
Laboratorio: Centro de Investigación de Datos e Inteligencia Geoespacial (CRDIG)
Nombre del coordinador: Stéphane Roche

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