[:fr]Biodiversité des océans en Amérique du Sud : actualités et projets[:es]Biodiversidad oceánica en América del Sur: Noticias y proyectos[:]

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L’Amérique latine, située entre les deux plus grands océans de notre planète, possède une très grande diversité d’écosystèmes marins, côtiers et insulaires. La région présente des eaux parmi les plus riches du monde en ressources halieutiques, mais également des points sensibles de biodiversité qui constituent une haute priorité en matière de conservation. Ses zones côtières et marines subissent des transformations rapides liées à la fois aux effets des changements climatiques et aux activités anthropiques (pollutions, surpêche, industries touristiques, expansion des zones d’aquacultures, démographie des zones côtières, etc.). La majorité des pays sud-américains ont ratifié la Convention pour la Diversité Biologique (CDB, 1992) et adopté le Plan stratégique pour la biodiversité 2016-2020 qui a pour objectif de conserver d’ici à 2020, au moins 10% des zones marines et côtières notamment par la mise en place d’Aires Protégées (objectif 11 d’Aichi). La région a fait des avancées considérables en ce qui concerne la protection de sa biodiversité marine et côtière, et il existe aujourd’hui 428 aires marines et côtières protégées (AMCP) qui recouvrent une surface de 501 722 km².
Le Chili, par ailleurs à l’origine du concept d’eaux territoriales, sera le premier pays latino-américain à recevoir le Congrès International sur les Aires Marines Protégées pour sa quatrième édition (IMPAC4). Cette rencontre aura lieu à la Serena, du 4 au 8 octobre 2017, et réunira les acteurs de la conservation marine du monde entier : organismes de planification et de gestion publique, organismes de recherche, ONG, grand public, communautés côtières et insulaires, industries en lien avec la mer.

« Le Chili sera le premier pays latino-américain à recevoir le Congrès International sur les Aires Marines Protégées pour sa quatrième édition (IMPAC4) »

 

Afin d’accompagner cette dynamique, la Délégation Régionale pour l’Amérique du Sud de l’ambassade de France, par le biais d’un projet du fond d’Alembert portant sur la protection de la biodiversité des océans en Amérique du Sud, et en partenariat du côté français avec le CNRS, l’IRD, l’IFEA, et la Fondation Tara, organise le Séminaire régional « De la science aux politiques locales et régionales: quels outils et indicateurs pour une gestion durable des océans sud-américains ?» qui se tiendra à Santiago du Chile les 7 et 8 septembre 2017. Sur ces sujets, les besoins sociétaux sont extrêmement transverses, et les problèmes variés : effets de bloom et gestion de crise (marée rouge), prévention liée aux tsunamis, gestion durable de la pêche, de l’élevage et culture, adaptation aux changements climatiques, énergies marines, etc… De la même façon, les enjeux scientifiques sont multidisciplinaires, et touchent à la biologie, aux sciences du climat, à la géophysique, à l’économie, anthropologie, sciences de l’ingénieur…

Du point de vue de la recherche, et en particulier en ce qui concerne les collaborations scientifiques entre la France et la Région du sud de l’Amérique latine, il existe à ce jour de très nombreux projets connectés aux sciences de la mer, et on y retrouve une grande palette de disciplines (ainsi le CNRS à travers cinq de ses dix instituts : INEE, INSB, INSU, INSHS et INS2I). On peut citer par exemple au Chili l’UMI EBEA sur la biologie et l’écologie évolutive des algues marines, associée au réseau international DEBMA (IRN), le LIA MORFUN avec l’Université de Concepción sur la Biogéochimie marine et l’écologie fonctionnelle qui étudie les réponses des écosystèmes marins aux forcages naturels et anthropiques, le centre d’excellence MERIC sur les énergies marines, l’observatoire OHM de Bahia Exploradores en Patagonie, ou encore le projet BRILAAM du programme régional STIC-AmSud, porté par le CNRS et l’Université de Toulon avec des partenaires au Chili (PUC et Univ. de Concepción) et au Pérou (CONAPAC et IMARPE), et qui aborde la bioacoustique des mammifères marins. Au Brésil, le LIA MARRIO (AMU, Université de Nice, IRD, UFRJ, UERJ) étudie la bio et chimio-diversité des éponges marines sur l’arc reliant la Martinique au Brésil et traversant la plume de l’Amazone. Implanté à l’Université Fédérale Fluminense (UFF, Niteroi, Brésil), le LMI de l’IRD « PALEOTRACES : paléoclimatologie tropicale, traceurs et variabilités », travaille à collecter des traceurs dans les archives sédimentaires lacustres et marines, les coraux et les spéléothèmes, afin de reconstruire l’évolution de la température de la surface de la mer et des précipitations en domaine continental.
En Argentine, on peut citer le programme « Pampa Azul », mis en œuvre par le MINCYT, Ministère argentin pour la Science, la Technologie et l’innovation productive. Il s’agit d’une initiative stratégique de recherches scientifiques dans les « mers argentines », qui inclut des activités d’exploration et conservation, d’innovation technologique pour les secteurs productifs liés à la mer, et de divulgation scientifique vers le grand public.

         La goélette Tara, tout à la fois navire de recherche océanographique et étendard de la défense de la biodiversité marine.

 

Les données récoltées sur le plancton lors de l’expédition Tara OCEANS constituent une ressource sans précédent pour l’étude et la compréhension de l’Océan. Ce programme de recherche a permis d’identifier 40 millions de nouveaux gènes désormais accessibles à la communauté scientifique du monde entier. L’impact des conditions environnementales ou du changement climatique sur cet écosystème comporte des enjeux écologiques majeurs pour notre quotidien. En l’état actuel de la recherche internationale, cette base de données en libre accès n’est exploitable que par une vingtaine de pays. Tara Expéditions et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) ont lancé à Buenos Aires les 24/25 février 2016 un programme de coopération scientifique d’une durée de trois ans destiné à favoriser l’accès et l’utilisation de ces données par de nouveaux pays partenaires, en formant de jeunes chercheurs dans une approche interdisciplinaire associant la biologie moléculaire, la bio-informatique et la génomique, avec pour objectif également de développer de nouveaux indicateurs susceptibles de parfaire la gestion de l’Océan et de ses ressources. Intitulé « Plancton océanique, climat et développement », ce projet sera cofinancé à hauteur de 8 millions d’euros par les institutions scientifiques du programme Tara OCEANS (CEA, EMBL, CNRS, ENS) et le Fond Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) qui finance 2 millions d’euros. En Amérique du Sud, neuf laboratoires d’Argentine, du Brésil et du Chili ont déjà été retenus pour collaborer avec le consortium du programme. Ce trésor de données sur le plancton encore inconnu et en grande partie inexploité devra générer des modèles et des indicateurs pour aider à mieux appréhender les effets du changement climatique et des pressions des activités humaines sur l’océan. « L’ensemble des pays peuvent et doivent y avoir accès, c’est avec la connaissance et la technologie nécessaires à son utilisation que l’on pourra prédire les changements de la biodiversité planctonique et de la chaine alimentaire marine, source principale d’apport en protéines de près de 2 milliards de personnes » indique Romain Troublé, Secrétaire général de Tara Expéditions.

En 2017, quatre post-doctorants initient leurs activités dans leurs laboratoires d’accueil (ENS, EMBL, CEA et CNRS Roscoff). Par ailleurs, dans le cadre du renforcement de la coopération avec le Brésil, l’université fédérale de Santa Catarina (USFC) a été identifiée comme un nouveau partenaire du projet et participe à la fois par l’autofinancement d’un post-doctorant accueilli par le laboratoire d’Océanographie de Villefranche pendant 1an et demi et par le développement d’un projet de voilier de recherche inspiré de la goélette Tara suite à l’escale de l’expédition Tara Océans à Rio en 2010.

 

En savoir plus :
IMPAC4 : goo.gl/C8WQsC
LIA MARRIO : goo.gl/cBT75G
Tara Expeditions : goo.gl/LiSYfp
Pampa Azul goo.gl/eDf6Qt

 

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América Latina, situada entre los dos océanos más grandes del planeta, posee una gran diversidad de ecosistemas marinos, costeros e insulares. La región tiene algunas de las aguas más ricas del mundo en términos de recursos pesqueros, pero también tiene zonas de biodiversidad que son de alta prioridad en materia de conservación. Sus zonas costeras y marinas están experimentando rápidas transformaciones relacionadas tanto con los efectos del cambio climático como con las actividades antropogénicas (contaminación, sobrepesca, industrias turísticas, expansión de las zonas de acuicultura, demografía de las zonas costeras, etc.). La mayoría de los países de América del Sur han ratificado el Convenio sobre la Diversidad Biológica (CDB, 1992) y han adoptado el Plan Estratégico para la Biodiversidad 2016-2020, que tiene por objeto conservar al menos el 10% de las zonas marinas y costeras para 2020, en particular mediante el establecimiento de zonas protegidas (objetivo 11 de Aichi). La región ha logrado avances considerables en materia de protección de su biodiversidad marina y costera, y actualmente existen 428 Áreas Marinas y Costeras Protegidas (AMPC) que abarcan una superficie de 501.722 km2.

Chile (clave en la definición del concepto “aguas territoriales”), será el primer país latinoamericano en ser la sede del Congreso Internacional de Áreas Marinas Protegidas en su cuarta edición (IMPAC4). Esta reunión tendrá lugar en La Serena, del 4 al 8 de octubre de 2017, y reunirá a los interesados en la conservación marina de todo el mundo: organismos públicos de planificación y gestión, organizaciones de investigación, ONG, el público en general, las comunidades costeras e insulares y las industrias vinculadas al mar.

« CHILE SERÁ EL PRIMER PAÍS LATINOAMERICANO EN SER LA SEDE DEL CONGRESO INTERNACIONAL DE ÁREAS MARINAS PROTEGIDAS EN SU CUARTA EDICIÓN (IMPAC4) »

Con el fin de acompañar esta dinámica, la Delegación Regional para América del Sur de la Embajada de Francia organiza el Seminario Regional “De la ciencia a las políticas locales y regionales: herramientas e indicadores para la gestión sostenible de los océanos de América del Sur”. Este seminario es parte del proyecto del Fondo d’Alembert sobre la protección de la biodiversidad de los océanos en América del Sur y se llevará a cabo en asociación, por parte francesa, con el CNRS, el IRD, el IFEA y la Fundación Tara, en Santiago de Chile los días 7 y 8 de septiembre de 2017. Los temas a tratar son transversales y variados: bloom y gestión de crisis (marea roja), prevención de tsunamis, gestión sostenible de la pesca, la ganadería y los cultivos, adaptación al cambio climático, energía marina, etc. Asimismo, las cuestiones científicas son multidisciplinarias y se vinculan con los campos de la biología, las ciencias del clima, la geofísica, la economía, la antropología y las ciencias de la ingeniería.

Desde el punto de vista de la investigación, y en particular en lo que respecta a las colaboraciones científicas entre Francia y la región del sur de América Latina, existen numerosos proyectos relacionados con las ciencias del mar, en los que intervienen muchas disciplinas (por ejemplo, el CNRS, a través de cinco de sus diez institutos: INEE, INSB, INSU, INSHS e INS2I). En Chile podemos mencionar a la UMI EBEA sobre la biología y la ecología evolutiva de las algas marinas, asociada a la red internacional DEBMA (GDRI); el LIA MORFUN de la Universidad de Concepción sobre biogeoquímica marina y ecología funcional, que estudia las respuestas de los ecosistemas marinos a los forzamientos naturales y antrópicos; el centro de excelencia en energías marinas del MERIC; el observatorio OHM de Bahía Exploradores en la Patagonia, o el proyecto BRILAAM del programa regional STIC-AmSud, dirigido por el CNRS y la Universidad de Toulon con socios en Chile (PUC y Univ. de Chile). y Perú (CONAPAC e IMARPE), centrado en la bioacústica de los mamíferos marinos. En Brasil, el LIA MARRIO (AMU, Universidad de Niza, IRD, UFRJ, UERJ) está estudiando la diversidad biológica y química de las esponjas marinas en el arco que une Martinica con Brasil y que atraviesa la península amazónica. Con sede en la Universidad Federal Fluminense (UFF, Niterói, Brasil), el IML del IRD “PALEOTRACES: paleoclimatología tropical, trazadores y variabilidad”, está trabajando en la recolección de trazadores de los archivos de sedimentos lacustres y marinos, corales y espeleotemas, con el fin de reconstruir la evolución de la temperatura de la superficie del mar y las precipitaciones en el dominio continental.

En Argentina se desarrolla el programa “Pampa Azul”, implementado por el MINCYT, el Ministerio de Ciencia, Tecnología e Innovación Productiva de Argentina. Se trata de una iniciativa estratégica para la investigación científica en los “mares argentinos”, que incluye actividades de exploración y conservación, innovación tecnológica para los sectores productivos relacionados con el mar y difusión científica general.

La goleta Tara es un buque de investigación oceanográfica y un símbolo de la defensa de la biodiversidad marina.

Los datos sobre el plancton recopilados durante la expedición Tara OCEANS son un recurso sin precedentes para el estudio y la comprensión del océano. Este programa de investigación ha identificado 40 millones de nuevos genes que ahora son accesibles a la comunidad científica mundial. El impacto de las condiciones ambientales o el cambio climático en este ecosistema implica grandes riesgos ecológicos para nuestra vida cotidiana. En el estado actual de las investigaciones internacionales, esta base de datos de libre acceso sólo está disponible para unos veinte países. Tara Expeditions y el Fondo Francés para el Medio Ambiente Mundial (FGEF) pusieron en marcha un programa de cooperación científica de tres años de duración en Buenos Aires los días 24 y 25 de febrero de 2016 para promover el acceso a esos datos y su utilización por parte de nuevos países asociados, mediante la formación de jóvenes investigadores con un enfoque interdisciplinario que combina la biología molecular, la bioinformática y la genómica, con el fin de elaborar nuevos indicadores para mejorar la gestión del océano y sus recursos. Titulado “Plancton oceánico, clima y desarrollo”, este proyecto será cofinanciado con 8 millones de euros por las instituciones científicas del programa Tara OCEANS (CEA, EMBL, CNRS, ENS) y el Fondo Francés para el Medio Ambiente Mundial (FFEM), que aporta 2 millones de euros. En América del Sur ya se han seleccionado nueve laboratorios de Argentina, Brasil y Chile para integrar el consorcio del programa. Este tesoro de datos sobre el plancton, todavía desconocido y en gran parte sin explotar, podrá generar modelos e indicadores para ayudar a comprender mejor los efectos del cambio climático y los efectos que las actividades humanas causan en el océano. “Todos los países pueden y deben tener acceso a estos datos. El conocimiento y la tecnología son claves para predecir los cambios en la biodiversidad del plancton y en la cadena alimentaria marina, la principal fuente de proteínas para casi 2.000 millones de personas”, dice Romain Troublé, Secretario General de Tara Expeditions.

En 2017, cuatro estudiantes de postdoctorado comenzarán sus actividades en sus laboratorios de acogida (ENS, EMBL, CEA y CNRS Roscoff). Además, como parte del fortalecimiento de la cooperación con Brasil, la Universidad Federal de Santa Catarina (USFC) se suma al proyecto y participará tanto mediante la autofinanciación de un estudiante de posdoctorado que será recibido por el Laboratorio de Oceanografía de Villefranche durante un año y medio, como mediante el desarrollo de un proyecto de investigación en veleros inspirado en la goleta Tara tras la escala de la expedición Tara OCEANS en Río en 2010.

En savoir plus :
IMPAC4 : goo.gl/C8WQsC
LIA MARRIO : goo.gl/cBT75G
Tara Expeditions : goo.gl/LiSYfp
Pampa Azul goo.gl/eDf6Qt[:]

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