[:fr]Editorial « Les Nouvelles CNRS Rio, Sciences Amérique du Sud » n°9[:]

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Cap sur l’avenir

Le CNRS est présent dans l’ensemble des pays d’Amérique du Sud que cela soit par le biais des outils de coopération internationale propres (IEA, IRP, IRN, IRL), par les programmes AMSUD STIC/MATH/CLIMAT ou encore via les dispositifs de coopération comme ECOS SUD et ECOS NORD auxquels les chercheurs du CNRS participent activement. Les pays avec lesquelles la coopération du CNRS est traditionnellement la plus soutenue sont l’Argentine, le Brésil et le Chili. À la fin de ce numéro, la carte des actions structurées du CNRS dans la région, réactualisée avec de nouveaux projets initiés en 2021, illustre bien cet état de fait. La Colombie et l’Uruguay offrent également de belles opportunités de collaboration et il est important de développer de nouvelles coopérations avec d’autres pays sud-américains, comme le Pérou.

L’entretien avec Mathieu Carré, chercheur au CNRS qui collabore depuis plusieurs années avec des institutions et des chercheurs péruviens dans le domaine de paléoclimatologie, témoigne d’un grand potentiel scientifique et académique de ce pays qui investit fortement à la jeune recherche. En collaboration avec ses collègues péruviens et français, Mathieu Carré a pu mettre en place plusieurs formations et projets de recherche en contribuant ainsi à renforcer la coopération scientifique franco-péruvienne.

Le projet QUBIC, présenté par Jean-Christophe Hamilton, directeur de recherche au CNRS et responsable français du projet, est mené en collaboration étroite par les chercheurs français, italiens et argentins depuis 2008. Il a pour objectif de comprendre l’origine et l’évolution de l’Univers. Ce programme, porté principalement par ces 3 pays, pourrait à l’avenir s’ouvrir à d’autres collaborations, notamment avec le Brésil en s’appuyant sur la coopération argentino-brésilienne existante.

Initié en janvier 2020, l’IRP VELITROP (Vulnérabilité des systèmes littoraux tropicaux face à l’eutrophisation) est l’aboutissement de nombreuses années de recherche menée par Gwanaël Abril en commun avec ses collègues des universités de Rio de Janeiro (UFF et UERJ). Ce projet, qui étudie l’impact des activités humaines sur l’écosystème du littoral, a également un volet important et original de sensibilisation des populations locales touchées directement par la modification biogéochimique et microbiologique des eaux (péri)urbaines de la région.

L’article consacré au dispositif de transport et de logistique du CNRS Ulisse décrit les services auxquels les chercheurs de l’organisme et leurs collaborateurs peuvent avoir recours, y compris en amont lors de la conception des projets qui nécessiteront l’envoi à l’étranger du matériel lourd, fragile, couteux ou sensible.

Le programme CAMBIA (Changement Climatique, Biodiversité et Interactions dans les Andes), mis en place en 2021, cherche à dépasser les frontières entre les différentes disciplines qui ont comme l’objet d’étude le climat et la biodiversité. CAMBIA intègre également un important volet de formation à la recherche sur les impacts de changement climatique dans les Andes. Porté par l’Institut Franco- Argentin d’Études sur le Climat et ses Impacts–IFAECI (IRL CNRS/Université de Buenos Aires/IRD), ce projet a une véritable vocation régionale et, outre la France, implique plusieurs pays de la zone : l’Argentine, la Colombie, l’Équateur, le Pérou, le Chili…

La France a longtemps incarné les valeurs des droits de l’homme : la liberté, l’égalité, la fraternité. Le programme PAUSE (Programme national d’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil), initié en 2017, manifeste la solidarité de la France envers les chercheurs persécutés dans leurs pays d’origine en les accueillant sur le sol français et en mettant à leur disposition la possibilité de continuer leurs recherches et de développer de nouvelles collaborations avec les chercheurs français.

Situé sur le continent sud-américain, la Guyane nous réserve toujours de bonnes surprises que cela soit dans la lutte contre l’orpaillage illégal, dans l’exploration spatiale, dans l’étude de la biodiversité ou encore dans le domaine de vulgarisation scientifique. La bande dessinée de Laure Garancher À la recherche de l’Amazonie oubliée raconte le monde fascinant de l’Amazonie et les enjeux de la recherche interdisciplinaire dans cette région. Le livre présente également au grand public le quotidien des chercheurs et la diversité des métiers scientifiques.

Alors que les missions vers l’Amérique du Sud sont suspendues, la goélette Tara présage la reprise des activités que tous les chercheurs ayant des projets de coopération internationale appellent de leurs vœux depuis de nombreux mois. Fin décembre 2020, le voilier a initié un long parcours de 70 000 km qui lie la France, l’Amérique du Sud et l’Afrique, en créant ainsi des liens symboliques entre ces 3 continents. Les études menées à bord de Tara durant ce parcours le confirment : il y a beaucoup de thématiques scientifiques communes entre l’Amérique du Sud et l’Afrique qui pourraient être explorées et mises en perspective.

Olga Anokhina
Directrice du Bureau CNRS Rio

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Mirando al futuro

El CNRS tiene una presencia activa en todos los países de América del Sur, ya sea a través de sus herramientas de cooperación internacional (IEA, IRP, IRN, IRL), sus programas específicos como AMSUD STIC/MATH/CLIMAT o a través de mecanismos de cooperación como ECOS SUD y ECOS NORD, en los que participan investigadores del CNRS. Los países con los que el CNRS ha establecido más cooperaciones son Argentina, Brasil y Chile. Estos esfuerzos conjuntos pueden apreciarse gráficamente al final de este número, en el mapa de las acciones que el CNRS llevó adelante en la región, actualizadas aquí con los proyectos que se iniciaron en 2021. En Colombia y Uruguay también hay buenas bases para la cooperación y es de gran importancia comenzar a desarrollar nuevas colaboraciones con otros países sudamericanos, como, por ejemplo, Perú.

La entrevista a Mathieu Carré, un investigador del CNRS que trabaja desde hace varios años con instituciones e investigadores peruanos en el ámbito de la paleoclimatología, da cuenta del gran potencial científico y académico de este país, que invierte mucho en los investigadores jóvenes. En colaboración con sus colegas peruanos y franceses, Mathieu Carré ha puesto en marcha varios cursos de formación y proyectos de investigación, contribuyendo así a reforzar la cooperación científica franco-peruana.

El proyecto QUBIC, presentado por Jean-Christophe Hamilton, director de investigación del CNRS y responsable francés del proyecto, se desarrolla en estrecha colaboración entre investigadores franceses, italianos y argentinos desde 2008. Su objetivo es comprender el origen y la evolución del Universo. Este programa, apoyado principalmente por estos tres países, podría abrirse en el futuro a otras colaboraciones, especialmente a Brasil, a partir de la cooperación argentino-brasileña existente.

El IRP VELITROP (Vulnerabilidad de los Sistemas Costeros Tropicales a la Eutrofización), iniciado en enero de 2020, es el resultado de una larga investigación a cargo de Gwanaël Abril e investigadores de las universidades de Río de Janeiro (UFF y UERJ). Este proyecto, que estudia el impacto de las actividades humanas en el ecosistema costero, tiene también un importante y original módulo dedicado a la concientización de las poblaciones locales directamente afectadas por la modificación biogeoquímica y microbiológica de las aguas (peri)urbanas de la región.

El artículo dedicado a Ulisse, el sistema de transporte y logística del CNRS describe los servicios a los que pueden recurrir los investigadores del organismo y sus colaboradores, incluso en la fase previa al diseño de proyectos que requieran el envío al exterior de equipos pesados, frágiles, costosos o sensibles.

El programa CAMBIA (Cambio Climático, Biodiversidad e Interacciones en los Andes), que comenzará a funcionar en 2021, busca traspasar las fronteras entre las distintas disciplinas que estudian el clima y la biodiversidad. CAMBIA también incluye un importante módulo dedicado a la formación en investigación de los impactos que produce el cambio climático en los Andes. Auspiciado por el Instituto Franco-Argentino Sobre Estudios del Clima y sus Impactos (IRL CNRS/Universidad de Buenos Aires/IRD), este proyecto tiene un verdadero alcance regional y, además de Francia, involucra a varios países de la región: Argentina, Colombia, Ecuador, Perú, Chile, etc.

Francia ha encarnado históricamente los valores de los derechos humanos: libertad, igualdad y fraternidad. El programa PAUSE (Programme National d’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil), iniciado en 2017, demuestra la solidaridad de Francia con los investigadores perseguidos en sus países de origen, acogiéndolos en suelo francés y ofreciéndoles la oportunidad de continuar sus investigaciones y desarrollar nuevas colaboraciones con investigadores franceses.

Situada en el continente sudamericano, la Guayana Francesa siempre nos depara buenas sorpresas, ya sea en la lucha contra la minería ilegal de oro a pequeña escala, en la exploración espacial, en el estudio de la biodiversidad o en el campo de la divulgación científica. El cómic de Laure Garancher À la recherche de l’Amazonie oubliée (En busca de la Amazonia olvidada) cuenta el fascinante mundo de la Amazonia y los retos que conlleva la investigación interdisciplinar en esa región. El libro también introduce al público en general a la vida cotidiana de los investigadores y la diversidad de las profesiones científicas.

Aunque las misiones a Sudamérica se han suspendido, la goleta Tara anuncia la reanudación de las actividades que todos los investigadores con proyectos de cooperación internacional esperan desde hace muchos meses. A finales de diciembre de 2020, el velero inició un largo viaje de 70.000 km que une Francia, Sudamérica y África, creando así vínculos simbólicos entre los tres continentes. Los estudios realizados a bordo del Tara durante este viaje confirman que hay muchos temas científicos comunes entre América del Sur y África que podrían ser explorados y abordados bajo perspectivas comunes.

Olga Anokhina

Directora de la Oficina del CNRS en Río

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